Salariés de la centrale nucléaire de Nogent sur Marne
Salariés de la centrale nucléaire de Nogent sur Marne © EDF

Un ingénieur de confession musulmane travaillant pour EDF s'est vu retirer son autorisation d'accès aux centrales, ce qu'il conteste. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne doit se prononcer ce lundi matin à 11h. L'affaire a a été renvoyé à une date ultérieure, et en tout cas avant la fin août

C'est en février 2012 que cet ingénieur de 29 ans est embauché par une entreprise sous-traitante d'EDF. Sa mission est délicate : superviser des équipes de maintenance pour assurer la sécurité dans les centrales, avec un accès à tout le parc nucléaire français.

Mais en mars 2013, l'accès à la centrale de Nogent-sur-Seine lui est subitement refusé : véto de la Préfecture de l'Aube, pour raison de sécurité. Une décision invalidée par le tribunal administratif qui considére que cette interdiction n'est pas suffisamment motivée. Selon le cabinet du préfet, l'avis de la préfecture est non motivé car il est couvert par le secret défense, mais basé sur des éléments liés à la sécurité.

L’ingénieur retrouve en tout cas son habilitation au moins partielle en mars, mais l'accès aux centrales lui est à nouveau refusé le mois dernier en s'appuyant sur le même avis.

Pour son avocat, Sefen Guez Guez, la situation est totalement Incompréhensible :

Mon client a un caser judiciaire vierge, il est inconnu des services de police. Il a un nom a consonance arabe, il est musulmans, mais a-t-on des éléments objectifs contre lui ? Non ! On a des présomptions... On ne nous dit pas pourquoi il représenterait une menace contre la sécurité nationale. On est dans une situation digne de Guantanamo, du jour au lendemain on vous soupçonne et vous n’avez aucun moyen de vous défendre.

Aucun commentaire du côté de la Préfecture de l'Aube. Chez d'EDF, on explique simplement se conformer à un retrait d'habilitation basé sur des informations policières.

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