C'est la pathologie chronique la plus fréquente en France puisqu'elle touche un adulte sur trois et un facteur majeur de risque de maladie cardiovasculaire pourtant, malgré les traitements qui existent, sa fréquence ne diminue pas chez les femmes la prise en charge s'est même dégradée.

L'hypertension artérielle n'est pourtant pas assez diagnostiquée et encore mal prise en charge
L'hypertension artérielle n'est pourtant pas assez diagnostiquée et encore mal prise en charge © AFP / FURGOLLE / BSIP

C'est ce que révèle une étude publiée ce mercredi par Santé Publique France. L'étude ESTEBAN a été réalisée entre 2014 et 2016 auprès de 2 169 adultes entre 18 et 74 ans. 

Connaissez-vous votre tension ? 

Si avez plus de 14/9, vous êtes hypertendu avec un risque d'accident vasculaire cérébral, mais aussi d'arythmie, ou d'insuffisance rénale.

L'étude ESTEBAN est la première publiée depuis 12 ans, sur une population âgée en moyenne de 47 ans. Ce qu'elle démontre est plutôt inquiétant : une proportion importante d'hypertendus n'est toujours pas dépistée. Ceux qui sont dépistés ne sont pas toujours traités et ceux qui sont traités n'ont pas toujours une tension normalisée.

La prise de tension est pourtant l'examen de base pratiqué chez le médecin, mais que se passe-t-il après détection d'une hypertension ? Pas toujours grand-chose, puisque 30 % des personnes ne suivent aucun traitement.

Et chez les patients qui prennent un médicament, seulement la moitié ont une tension contrôlée, c'est à dire abaissée sous le seuil des 14/9.

Chez les femmes, si l'on compare la France à des pays à revenus identiques comme l'Allemagne, Angleterre ou le Portugal, elles sont moins traitées : 49 % contre 61 %.

L'hypertension ne se soigne pas que par prise de médicament, mais aussi par une perte de poids et la réduction de l'apport en sel. Manifestement en France ces messages ne sont pas encore passés auprès des patients eux-mêmes ou auprès des médecins qui ne les délivrent pas assez, car la fréquence de l'hypertension a baissé chez nos voisins d'environ 3 %. Ce qui n'est pas le cas en France : un adulte sur trois est toujours concerné.

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