Au congrès mondial du cancer de Chicago, on parle beaucoup d’immunothérapie, cette thérapie qui consiste à booster les défenses immunitaires du maladie

A l'ASCO, l'immunothérapie confirme d'année en année les espoirs que ce traitement porte en lui
A l'ASCO, l'immunothérapie confirme d'année en année les espoirs que ce traitement porte en lui © ASCO/Todd Buchanan 2007

L'ASCO (American Society of Clinical Oncology), le congrès mondial du cancer de Chicago se tient depuis vendredi comme chaque année à Chicago où il réunit les plus éminents cancérologues de la planète pour évoquer les dernières innovations médicales.

Depuis quelques années on parle beaucoup d’immunothérapie lors des congres sur le cancer. Cette thérapie qui consiste à booster les défenses immunitaires du malade pour combattre la tumeur est couramment utilisée désormais pour soigner des mélanomes et certains types de cancers du poumon.

Elle est également expérimentée sur de plus en plus d’autres cancers, les cancers gynécologiques, notamment; Mais avec quel succès ?

Une étude présentée à Chicago hier montre des résultats encourageants.

L’étude a porté sur 24 patientes, âge moyen la cinquantaine, toutes atteintes de cancers gynécologiques - col de l’utérus ou vagin - pouvant être lié à une infection par un virus, le papillomavirus notamment. En récidive ou en métastase, la maladie était à un stade avancé, le traitement standard de chimiothérapie ne marchait plus, l’espérance de vie de ces femmes était limité à quelques mois. Apres des semaines de traitement d’immunothérapie, et même plus d’un an pour certaines, une patiente sur cinq a vu son cancer régresser de façon significative.

Antoine Hollebecque est oncologue à l’institut Gustave Roussy, certaines de ses patientes faisaient partie de l’essai : "il y a 70% des patientes qui ont une maladie au moins stabilisé. 20% des patientes chez qui la maladie a franchement régressé. Et même une patiente chez qui la maladie a complètement disparu. Le traitement est administré toutes les deux semaines, par voie veineuse, sur trente minutes, avec la plus part du temps une très bonne tolérance. On a deux patientes qui continuent leur vie professionnelles et qui nous disent qu’elles vivent normalement, et ce n’est pas ce qu’on avait l’habitude de voir avec des chimiothérapies".

Des résultats à confirmer. L’étude va d’ailleurs se poursuivre avec davantage de patientes et en combinant cette fois, pour être encore plus efficaces, deux immunothérapies.

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