Faire de la France "un leader mondial en Intelligence artificielle", c'est le souhait émis par le président de la République en novembre dernier. Pour y parvenir, il faut d'abord donner les moyens de calcul à la communauté scientifique académique ou industrielle.

Le supercalculateur Curie est capable d'effectuer jusqu'à 2 millions de milliards d'opérations à la seconde.
Le supercalculateur Curie est capable d'effectuer jusqu'à 2 millions de milliards d'opérations à la seconde. © Cyril FRESILLON/CNRS Photothèque

C'est dans cette optique que la ministre de la Recherche a signé ce mardi, avec le CNRS et le GENCI (Grand Équipement National de Calcul Intensif), le contrat d'achat d'une nouvelle machine. Capable de faire 14 millions de milliards de calculs par seconde, ce supercalculateur met la France sur le podium européen.

La puissance de calcul, c'est une course sans fin. La France dispose actuellement de 18 machines que les scientifiques se partagent. Prévisions météo, étude du climat, résistance des matériaux, explosion nucléaire... Aux usages classiques est venue s'ajouter l'intelligence artificielle.

Et l'IA , il y en a un peu partout désormais. Les chercheurs ont donc besoin soit d'utiliser beaucoup de données (en santé, en linguistique, en reconnaissance faciale par exemple), soit de faire beaucoup de calculs rapidement... Et parfois même les deux.

La puissance n'en finit pas de grimper

Des gigaflops (10.000.000.000 de "flops", "floating-point operations per second", donc la mesure du nombre de calculs réalisés en une seconde) il y a 30 ans, on est passé au téraflops (10.000.000.000.000 de flops) et à présent au pétaflops (10.000.000.000.000.000 flops).

Avec ses 14 pétaflops, la nouvelle machine peut donc faire 14 millions de milliards de calcul à la seconde. Cela replace la France dans la course mondiale, et elle devient même la première au niveau européen...

Ce supercalculateur a coûté 25 millions d'euros, à quoi il faudra ajouter les frais de fonctionnement. Mais pour devenir un acteur majeur de l'IA, la France devait impérativement mettre à niveau ses outils. Comme en Formule 1, un pilote, si bon soit-il, ne pourra remporter la course s'il n'a pas la voiture la plus performante.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.