Le ministère de la Santé annonce la création de 12 plateformes haut-débit de séquençage du génome, financées par une enveloppe de 670 millions d’euros.

Réprésentation d'une double hélice sur une courbe ADN
Réprésentation d'une double hélice sur une courbe ADN © Reuters / Hand Out / National Human Genome Research Institute

L’annonce faite ce mercredi par Marisol Touraine pèse son poids dans la politique de santé de la France : la création prochaine de 12 centres de séquençages haut-débit du génome, c’est-à-dire des outils de pointe d’analyse complète de l’ADN pourrait faire du pays le leader de la "médecine personnalisée".

L’ADN de chaque patient, ainsi décrypté en profondeur, permettrait ainsi des traitements mieux adaptés pour soigner le diabète, les maladies rares ou le cancer, en anticipant par exemple les risques de maladie ou la réaction aux médicaments prescrits.

Un "plan médecine génomique"

Ce "plan médecine génomique" coûtera pas moins de 650 millions d’euros en cinq ans, en partie financés par des entreprises. Objectif pour la santé française : faire de ces centres des pôles mondialement reconnus, à l’heure où le séquençage est un enjeu scientifique planétaire. Cette science est encore relativement récente : le premier séquençage d’un génome humain ne remonte qu’à 2003.

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