La future nouvelle fusée européenne lancera 5 satellites commandés par l'opérateur Eutelsat d'ici 2027 : Arianespace l'a annoncé lundi, au premier jour de la "World satellite business week", le rendez-vous incontournable du secteur spatial. Un signe fort pour la société européenne, après un début d'année plutôt morose.

Modèle de la fusée Ariane 6 présenté à Berlin en avril 2018
Modèle de la fusée Ariane 6 présenté à Berlin en avril 2018 © AFP / John Macdougall

Seulement trois appels d'offre pour des satellites géostationnaires depuis janvier... Le marché de l'espace est mou, et Arianespace doit s'adapter à cette période de latence. 

Ce premier contrat commercial à long terme avec Eutelsat arrive à point nommé. Ariane 6 n'avait jusqu'ici qu'un seul client : la Commission européenne et quatre satellites Galileo à lancer. À présent, pour la future fusée (qui doit coûter 40 % moins cher et dont le premier vol est prévu dans deux ans), l'avenir commence à prendre forme. Elle est l'arme des Européens pour continuer à exister face à la concurrence américaine.

En plus de ce contrat pour cinq satellites de télécommunications, Ariane 6 a aussi signé une mission pour la direction générale de l'armement (un satellite militaire, CS03).

"Un lanceur le plus flexible possible"

Pour le PDG d'Arianespace, le signal est important : Stéphane Israël se félicite d'avoir petit à petit réussi à adapter le lanceur à des missions hétéroclites : "L'avenir, ça va être un marché où il y aura des satellites géostationnaires dont la masse et le volume vont être beaucoup plus écartés qu'auparavant. Il y aura aussi des constellations, des petits satellites, et donc il faudra un lanceur le plus flexible possible. Ce sera le cas d'Ariane 6..."

Il est vrai que depuis deux ans, pour l'ensemble de l'industrie spatiale et des opérateurs, nous sommes dans ce moment où il y a une certaine latence. Mais nous pensons que le marché géostationnaire va petit à petit rebondir, et que le marché des constellations sera très ferme autour de ce marché.

Reste que pour être viable, Ariane 6 a besoin de cinq contrats institutionnels chaque année. Une demande des industriels qui, faute de se concrétiser, est devenue un mantra.

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