Le lanceur, qui emportera jeudi le spationaute français et ses coéquipiers dans l'espace, est prêt à décoller. Notre envoyée spéciale Sophie Bécherel est sur le pas de tir.

Le lanceur Soyouz, sur son pas de tir, au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 14 novembre 2017.
Le lanceur Soyouz, sur son pas de tir, au cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 14 novembre 2017. © Radio France / Marcos Darras

J-3 pour Thomas Pesquet. Jeudi, à 21h20 heure de Paris, l’astronaute français s'envolera vers la Station spatiale internationale (ISS) à bord d'un vaisseau Soyouz lancé depuis Baïkonour, au Kazakhstan. A 7 heures heure locale ce lundi la fusée a quitté son hangar pour être acheminée, avec une locomotive, jusqu'à son pas de tir du cosmodrome.

Quelques centaines de personnes, parmi lesquelles de nombreux anciens ou futurs cosmonautes, ainsi que le frère de l'astronaute français, Baptiste Pesquet, ont assisté à cette cérémonie.

En revanche, Thomas Pesquet et ses coéquipiers étaient absents. La tradition russe interdit à l'équipage de voir sa fusée avant le décollage.

Assemblée à l'horizontale, la fusée Soyouz est ensuite redressée.
Assemblée à l'horizontale, la fusée Soyouz est ensuite redressée. © Radio France

D'ici à jeudi, les ingénieurs russes vont relier la fusée au sol, vérifier l'informatique et procéder aux remplissages des réservoirs qui peuvent contenir 1 000 tonnes de carburant.

Conçu dans les années 1950, le lanceur Soyouz, qui pèse plus de 300 tonnes et mesure près de 50 mètres de haut, a plus de 1 700 décollages réussis à son actif.

C'est depuis ce pas de tir que Youri Gagarine, le premier homme envoyé dans l'espace, s'est envolé le 12 avril 1961. Thomas Pesquet, Peggy Whitson et Oleg Novitski vont voyager 48 heures avant de s'arrimer à l'ISS. Leur mission doit durer six mois.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.