Vaccin contre la grippe
Vaccin contre la grippe © rosmary

Depuis la mi-janvier, on compte 8 500 décès supplémentaires, soit une hausse de la mortalité hivernale de 19 %, dûs notamment à l'épidémie de grippe, selon l'Institut de veille sanitaire. Le nombre d'hospitalisations reste élevé chez les plus de 65 ans.

Cette hausse concerne la mortalité hivernale, toutes cause confondues, mais bien évidemment la grippe apparait comme un élément majeur.

Une épidémie de grippe qui n'est pourtant pas qualifiée d'exceptionnelle, même si c'est la plus importante depuis cinq ans.

Daniel Levy-Bruhl est épidémiologiste à l'Institut de veille sanitaire

Elle a ceci de particulier qu'elle provoque de forts symptomes : fièvre et fatigue qui se prolonge. De plus, l'efficacité du vaccin, qui n'est jamais totale (en général autour de 50 %) est encore moindre cette année : il ne protège pas en effet contre la souche A H3N2, qui circule majoritairement cet hiver, et qui a muté depuis la mise au point du vaccin il ya plusieurs mois.

Ce sont toutes ces raisons qui provoquent une surmotalité à cause des complications dûes à la grippe : surinfections respiratoires, aggravations cardiaques ou rénales. Ces symptômes touchent essentiellement des personnes fragiles et âgées de plus de 65 ans. Une situation très différence de l'épidémie de H1N1 de 2009, qui avait entrainé des morts chez de jeunes adultes.

Les régions les plus touchées demeurent le centre les Pays de Loire, la Bretagne et la région Rhône-Alpes. Et même si l'épidémie décline désormais, 66 établissements de santé (hôpitaux, cliniques) restent sous tension.

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