Les micro-billes de plastique contenues dans vos crèmes et autres gommages sont responsables de la pollution marine. Avec la loi Biodiversité, elles seront bientôt interdites.

Les micro-billes de plastique sont présentes dans les crèmes et les gommages.
Les micro-billes de plastique sont présentes dans les crèmes et les gommages. © Maxppp / Claire Artman

Le saviez-vous, quand vous vous lavez les oreilles ou quand vous vous brossez les dents, vous polluez la mer ! C'est une disposition de la loi sur la biodiversité qui vient d'être adoptée au Parlement pour réduire l'utilisation des plastiques et donc leur rejets en mer.

Les cotons tiges en plastique seront bannis en 2020. Autre interdiction : un produit que vous utilisez peut-être sans même le savoir, les micro-billes contenues dans de nombreux cosmétiques seront interdites en 2018. En revanche, les micro-billes présentes dans les lessives et détergents sont, elles, toujours autorisées.

Vous êtes en train de vous brosser les dents, vous faites parfois des gommage de la peau avec une crème exfoliante, vous utilisez peut-être sans le savoir des micro-billes. Ces petits granulés en plastique inférieures à un millimètre sont employés en masse par l'industrie cosmétique depuis les années 90. Or, ils se retrouvent dans la mer, autant de déchets plastiques contre lesquels se bat la fondation Surfrider depuis des années.

Des déchets plastiques ingurgités par des baleines

"Les baleines et les saumons ingurgitent les micro-billes, parfois jusqu'à 7 fois par jour et on se retrouve dans un phénomène où l'on passe d'une goutte de pétrole à une denrée alimentaire qui peut se trouver dans notre assiette", explique la porte-parole de Surfrider Antidia Citores.

Les Etats-Unis banniront les micro-billes l'année prochaine. Dans l'Hexagone, les micro-billes dans les cosmétiques seront interdites au 1er janvier 2018. De grands groupes s'y mettent déjà, comme L'Oréal, qui promet de ne plus en utiliser du tout en 2017. "Les micro-billes sont remplacées par des produits minéraux comme des argiles ou bien de la poudre de noyau d'abricot par exemple", souligne Laurent Gilbert, en charge de l'innovation durable.

En attendant l'entrée en vigueur de l'interdiction, la fondation Surfrider propose une application pour "détecter les micro-billes" : il suffit de scanner avec son téléphone l'étiquette des produits cosmétiques. L'ONG se bat maintenant pour étendre l'interdiction des micro-billes dans les produits détergents.

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