Coronavirus
Coronavirus © CC CDC/Dr. Fred Murphy

L'état du deuxième malade avéré en France s'est aggravé dans la nuit de dimanche à lundi. Il avait partagé la chambre du premier lors de son séjour à l'hôpital de Valenciennes avant que son infection ne soit connue. Il est maintenant placé sous "assistance ventilatoire par respirateur", a indiqué le CHRU de Lille.Son état s'est finalement stabilisé, même s'il reste "préoccupant".

Le premier patient hospitalisé était lui toujours dans un état sérieux mais stable. Les médecins ne constataient pas d'amélioration selon le dernier bilan de la journée. "Quand on observe ce type de détresse respiratoire, très souvent il existe une amélioration dans les quatre ou cinq jours. Le fait qu'elle ne survienne pas encore montre que l'atteinte respiratoire continue et que sa sévérité ne s'altère pas encore", a expliqué le professeur Daniel Mathieu, chef du service réanimation du CHRU de Lille.

Les précisions à Lille de Cécile Bidault

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E Coronavirus

Le médecin a rappelé qu'"il n'existe pas actuellement de traitement spécifique reconnu" de l'infection. Il s'est toutefois voulu rassurant sur les risques de contagion : "Nous ne sommes pas plus inquiets que nous ne l'étions antérieurement", a-t-il indiqué, soulignant que des mesures de précaution "maximales" étaient prises pour éviter toute nouvelle contamination.

Les deux malades sont soignés dans des "chambres à dépression", qui empêchent que l'atmosphère de la chambre contamine le reste de l'hôpital.

Une enquête épidémiologique avait en outre été lancée à la suite de la confirmation, le 7 mai, du premier cas d'infection en France par ce virus proche de celui du Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) chez le malade de 65 ans ayant voyagé à Dubaï et hospitalisé à son retour au centre hospitalier de Valenciennes, puis à Douai et enfin au CHRU de Lille. Quelque 124 personnes au total avaient été identifiées pour des investigations. Cette enquête a été étendue aux personnes ayant été en contact avec le deuxième malade.

Comment procède-t-on dans ces enquêtes ? C'était la Question du jour à 6h55. Et c'est Danielle Messager qui apporte la réponse.

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Le carrefour du six sept - France Inter 4

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) invite les Français à ne pas surcharger les hôpitaux, a indiqué un porte-parole soulignant que les recommandations restaient identiques même si l'origine du virus reste inconnue. Avant de se rendre dans un hôpital, "les Français (...) doivent se demander s'ils ont été exposés à d'autres personnes qui se sont rendues dans les régions affectées", a expliqué à l'AFP le porte-parole Gregory Hartl.

Quatre nouveaux cas en Arabie saoudite

Le ministère de la Santé saoudien a annoncé hier soir quatre nouveaux cas de contamination au nouveau coronavirus (NCoV) dans sa province orientale. Il a précisé que l'un des patients avait déjà été traité et qu'il avait quitté l'hôpital, rapporte l'agence de presse SPA.

Un système de veille sanitaire est mis en place dans tout le royaume, en particulier dans l'Est du pays, où se trouve le principal foyer infectieux. Les habitants sont très inquiets.

Le reportage sur place de Clarence Rodriguez

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E Coronavirus/ Ryad

Ces cas s'ajoutent aux 24 déjà comptabilisés en Arabie saoudite depuis l'apparition de la maladie dans un hôpital de la région d'Al Ahsa en septembre 2012. Quinze de ces 24 patients sont décédés.Dix-huit décès ont été recensés dans le monde (Arabie saoudite, Jordanie, Royaume-Uni, Allemagne) depuis avril 2012. La plupart des personnes atteintes sont originaires ou avaient séjourné dans la péninsule arabique ou dans des pays limitrophes.Le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, a souligné auprès de l'AFP "les grandes similitudes" de cette nouvelle menace avec l'épidémie de Sras. Dans les deux cas, les symptômes sont respiratoires et la transmission s'exerce par voie respiratoire et par contact rapproché, a indiqué cet expert soulignant aussi que, grâce aux mesures de prévention prises à l'époque, il avait été "possible de contenir" assez rapidement la propagation du virus.

Une épidémie de Sras a causé la mort de plus de 800 personnes en Chine en 2003, déclenchant une alerte sanitaire à l'échelle mondiale. Le nouveau virus est cependant différent du Sras, notamment parce qu'il provoque une insuffisance rénale rapide.

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