La sonde américaine, en orbite autour de Saturne depuis 2004, se prépare aux manœuvres qui la feront plonger dans l'atmosphère de la planète gazeuse géante le 15 septembre prochain

La sonde Cassini au-dessus de l'hémisphère nord de Saturne avant de faire son "grand final"
La sonde Cassini au-dessus de l'hémisphère nord de Saturne avant de faire son "grand final" © AFP / Atlas Photo Archive / JPL / Nasa / Nurphoto

Le grand final de Cassini, c'est ainsi que la NASA a baptisé les derniers mois de mission de sa sonde spatiale partie explorer Saturne il y a 20 ans.

Un plongeon vers la planète gazeuse qui est en fait une mission dans la mission

A court de carburant, le "final" a été décidé pour ne pas polluer les lunes de Saturne et aussi parce que c'est l'occasion d'obtenir des informations supplémentaires de ce qu'il y a entre les anneaux et la planète. Un saut dans l'inconnu, qui commence ce mardi et qui est raconté comme une épopée par l'agence spatiale américaine.
Cette vidéo de la NASA (en anglais) revient sur la mission de la sonde.

Une bande annonce digne d'un film hollywoodien

Il fallait bien ça pour saluer le final de Cassini, une sonde qui a ébloui les non spécialistes comme les scientifiques. L'engin a donné des images exceptionnelles des anneaux de Saturne dont on a réalisé qu'ils étaient fin comme des lames de rasoir. Cassini a permis de mieux connaitre certaines lunes de la planète : la présence d'un vaste océan sous la surface glacée d'Encelade, des étendues de méthane liquide sur Titan, et tout récemment la forme exotique de Pan, semblable à une soucoupe volante.

Le plongeon final vers la planète commencera le 26 avril et durera cinq mois en tout

Mais c'est aujourd'hui que la NASA envoie à l'ordinateur de bord de la sonde tous les ordres de navigation, ensuite, le pilotage sera automatique. Cassini doit passer dans des zones jamais visitées : les 2 400 km qui séparent les anneaux de la planète. "Aucune sonde ne s'est aventurée dans cette région unique que nous allons tenter de traverser vingt-deux fois", a expliqué Thomas Zurbuchen, responsable adjoint de la direction des missions scientifiques de la Nasa.

Ce n'est pas sans risque à cause des poussières de glace et de matière qui traînent dans les parages, et parce que personne ne s'est jamais aventuré par-là. Bien sûr, la NASA veillera à ce que les antennes restent pointées vers la terre. Ne pas perdre la communication, alors que de nouvelles images et données sont attendues. Jusqu’au clap de fin le 15 septembre.

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