Moustique Tigre
Moustique Tigre © CC Joan Grífols

Après avoir colonisé 18 départements du sud du pays, cet insecte, vecteurs de virus très violents comme le chikungunya et la dengue, remonte désormais au nord de la Loire

Le retour des beaux jours, du soleil, et de la chaleur marque aussi le retour des moustiques et en particulier des moustiques-tigres, si redoutés, car vecteurs de virus très violents. L'an dernier, la Guadeloupe, la Martinique, et plus récemment la Polynésie ont dû faire face à des épidémies de chikungunya. La majorité de la population a été malade, l'économie de ces îles en a souffert.

Cette année, l'épidémie pourrait bien arriver en métropole grâce au moustique tigre que le sud de la France connaît déja bien, car il y est implanté depuis plusieurs années.Ce qui inquiète l'institut de veille sanitaire, c'est que l'insecte non content d'avoir colonisé 18 départements du sud du pays, remonte désormais au nord de la Loire.

Harold Noël, est médecin-épidémiologiste

Maintenant la Bourgogne est touchée, le moustique tigre est installé et c'est souvent irréversible

L'an dernier déjà, plus de 2 000 cas de chikungunya ont été importés en métropole, 900 malades de dengue aussi, mais seulement une dizaine de cas autochtones, c'est-à-dire transmis localement par des moustiques qui inoculent ces virus à d'autres personnes après avoir piqué un voyageur porteur. La métropole l'avait finalement échappé belle.

Depuis 2006, il existe un plan national contre la dissémination en métropole de ces deux maladies. Leur déclaration est obligatoire et un réseau national de laboratoires a été mis en place. S'y ajoute un dispositif de surveillance renforcée, du 1er mai au 30 novembre, dans les départements où le moustique tigre est implanté. Il permet d'intervenir sur place aussitôt qu'un cas est signalé, avec notamment des équipes de démoustication.

Cette année, il y a un risque supplémentaire : l'apparition du virus Zyka, qui ressemble à la dengue, et qui lui aussi se transmet via le moustique-tigre.

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