On peut être astronaute et apprécier la bonne chère. Au menu du réveillon de Thomas Pesquet en apesanteur, des plats très français concoctés par Thierry Marx et Alain Ducasse.

L'astronaute français, Thomas Pesquet, à Baïkonour au Kazakhstan en novembre 2017.
L'astronaute français, Thomas Pesquet, à Baïkonour au Kazakhstan en novembre 2017. © Reuters / Shamil Zhumatov

Qui a dit qu'on ne pouvait pas fêter Noël depuis l'espace ? L'équipage de la station spatiale internationale partage samedi soir un repas de fête préparé par des chefs français. Alain Ducasse et Thierry Marx ont mitonné pour les six astronautes, dont le Français Thomas Pesquet, un vrai repas de Noël. Au menu, des plats très français, qui ont marqué l'enfance du Normand. D'abord, en entrée, de la langue de bœuf façon lucullus, un mélange de langue fumée et de foie gras, puis ils pourront savourer un poulet au vin jaune et aux morilles, plat traditionnel du jura. Pour le dessert, c'est pain d'épice aux pommes.

La cuisine en apesanteur doit répondre à des critères précis, car tout est compliqué. On ne peut pas, par exemple, dresser une assiette. Les textures des plats sont elles aussi modifiées, il ne reste que le goût pour nos six astronautes. Alain Ducasse sait gérer ces contraintes puisqu'il est un habitué de la cuisine spatiale. Il y a plus de dix ans, le chef avait été sollicité par l'agence spatiale européenne pour développer des recettes en vue d'un voyage martien. Les matières premières utilisées devaient pouvoir être cultivées dans l'espace. Le chef avait opté pour un pain martien à la confiture de tomates verte et des gnocchis à la spiruline.

Des plats en boîte, façon pâté Hénaff

Depuis, le chef étoilé a concocté 25 recettes spatiales, mises en boîte façon pâté Hénaff. La boîte en aluminium empêche tout développement bactérien, est légère et surtout, facile à réchauffer. Il y a un inconvénient tout de même, il n'y a pas les bonnes odeurs de cuisine pour faire saliver les astronautes. Les recettes sont souvent très épicées, car dans l'espace, la perception du goût est amoindrie à cause de l'apesanteur. Après le repas de Noël, ce sera celui du Nouvel an, et cette fois, c'est la NASA qui régale avec de la dinde et de la purée lyophilisée.

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