Des chercheurs du monde entier lancent un cri d’alarme et demandent même une intervention des Nations Unies pour que l’on parle correctement des antibiotiques.

Les antibitiques
Les antibitiques © Getty

"Les antibiotiques, c'est pas automatique" disait la pub. Non seulement nous utilisons mal les antibiotiques, mais surtout, on en parle mal.

Céline Pulcini est professeure d'infectiologie au Centre Hospitalier Universitaire de Nancy et chercheuse au sein du laboratoire APEMAC de l’Université de Lorraine. Elle était l'invitée de Fabienne Chauvière dans les Savanturiers. "On n'utilise pas les bons mots, dit-elle, Il faudrait que l'on arrive à avoir un discours simple et juste auprès du grand public. Lorsque l'on parle de guerre ou de combat avec les bactéries, le terme est très mal approprié" :

Les médecins sont confrontés à la disparition d'antibiotiques qui ont fait leur preuve. Disparition poursuit Céline Pulcini, qui se matérialise par des ruptures de stock de plus en plus fréquentes, essentiellement à l'hôpital.

Résistant ou pas

Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas notre corps qui devient résistant aux antibiotiques à force d'en prendre, explique Céline Pulcini, mais les bactéries que nous hébergeons. Les bactéries sensibles sont éradiquées par l'antibiotique et ce sont les bactéries résistantes à cet antibiotique qui vont proliférer. C'est là que l'on risque de transmettre ces bactéries à notre entourage.

Comment mieux utiliser les antibiotiques ?

Céline Pulcini est professeure d’infectiologie au Centre Hospitalier Universitaire de Nancy, chercheuse au sein du laboratoire APEMAC de l’Université de Lorraine, et dans le cadre de ses recherches, elle souhaite améliorer l'usage que l'on fait des antibiotiques. Pour cela, elle fait travailler ensemble des médecins et des chercheurs en psychologie, en sociologie, en droit de la santé.... Une approche pluri-disciplinaire assez classique dans les pays anglo-saxons.

Les infections résistantes aux traitements antibiotiques causent chaque année sept cent mille décès dans le monde. Selon Céline Pulcini, il faudrait une réelle prise de conscience pour que les choses changent.

Pour aller + loin

Les Savanturiers de Fabienne Chauvière

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