Les bactéries résistant aux antibiotiques pourraient tuer plus de deux millions de personnes d'ici 2050 en Europe, en Amérique du Nord et en Australie, selon l'OCDE. Et coûter cher, non seulement en vies humaines, mais aussi en dépenses : jusqu'à 3,5 milliards de dollars par an.

Les antibiotiques, trop prescrits, peuvent devenir inefficaces
Les antibiotiques, trop prescrits, peuvent devenir inefficaces © Maxppp / Patrick Lefevre/BELPRESS

Malgré des années de communication sur le thème "les antibiotiques, c'est pas automatique", la France est toujours mal classée. Aujourd'hui 150 000 personnes développent une infection liée à une bactérie multirésistante, et plus de 5 000 en meurent. Et selon le rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la France est dans le trio de tête derrière l'Italie et les États-Unis, des pays qui connaîtront le plus grand nombre de décès d'ici 2050. L'organisation prévoit même 30 000 décès rien qu’aux États-Unis d'ici à 2050.

Car le corps humain a fort à faire face aux bactéries qui ont la particularité de s'adapter à très grande vitesse, en développant des mécanismes de défense qui leur permettent d'échapper à l'action des antibiotiques. De plus en plus, les antibiotiques prescrits en deuxième, puis en troisième intention, deviennent eux inefficaces. Or, après eux, il n'y a plus de recours.

Des solutions existent pourtant

Une fatalité ? Non, répond l'OCDE tout comme l'Organisation Mondiale de la Santé. La solution, c'est d'abord de prescrire moins d'antibiotiques, à l'hôpital comme dans les cabinets de ville.

Mais aussi d'utiliser davantage les tests diagnostics : par exemple, pour une angine, ils permettent de déterminer si la maladie est d'origine virale ou bactérienne. Si c'est un virus, il ne faut pas prescrire d'antibiotiques.

Enfin, il faut mettre en pratique des solutions toutes simples de meilleure hygiène et de lavage des mains, pour éviter les transmissions. Des mesures qui permettraient d'éviter les trois quarts des décès. 

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