Le spationaute français a pris de l'avance sur le programme des expériences qu'il doit mener dans la station spatiale internationale.

Thomas Pesquet a notamment installé #Matiss, une expérience pour tester des surfaces intelligentes
Thomas Pesquet a notamment installé #Matiss, une expérience pour tester des surfaces intelligentes © CNES

Il a déjà accompli un tiers de sa mission scientifique. Quelques jours après sa sortie dans l'espace, la routine a repris : "Impesanteur, boulot, dodo", les journées sont réglées comme du papier à musique. 50% du temps est réservé à la science. Et après deux mois dans la station spatiale internationale, l'astronaute français a déjà réalisé la moitié des expériences scientifiques françaises.

Dès le lendemain de son arrivée, Thomas Pesquet entamait la longue liste en posant sur différentes parois de l'ISS des plaques de surfaces antibactériennes, un matériau innovant qui sera redescendu sur terre et analysé à Lyon.

Déjà bouclée aussi Aquapad, le test qui permettra de valider une analyse de l'eau en 30' au lieu des 2h30 actuellement.

Bien avancées également les expériences de physiologie comme MARES. L'une des plus lourdes puisqu'il faut quasiment une journée et deux astronautes pour assembler le fauteuil dans le module européen. Il est rangé en pièces détachées sinon il prendrait trop de place. Il sert à mesurer l'état des muscles très peu sollicités dans l'espace.

Thomas Pesquet : "Il y a beaucoup de muscles dont on se sert pas. Avec deux doigts on peut soulever des charges de 700 kilos donc on n'utilise pas les muscles des jambes, du dos, ce qui sert à gainer la colonne vertébrale. Donc on les perd petit à petit";

Chercheur et cobaye

Quand il ne se consacre pas à sa propre feuille de route, et liste d'expériences prévues, Thomas n'hésite pas à se faire cobaye pour ses colocataires de l'ISS.

Pour le suivi de sa nourriture, les scientifiques ont mis au point un logiciel sur tablette. Il sert à quantifier précisément et en continu les calories ingérées. Prévu pour une période test, il a été définitivement adopté en routine.

Sébastien Barde, responsable du CADMOS à Toulouse : « Tous les aliments de l'ISS ont des codes barres. L'astronaute prend en photo le code barre et avec le doigt, il dit combien il a mangé. Il n'est pas obligé de tout manger. C'est très facile car ils ont la tablette velcrotée sur la cuisse. Ça remplace les questionnaires qui , remplis tous les quinze jours étaient fastidieux. Là, c'est facile et beaucoup plus fiable".

La moutarde sur la terre comme au ciel

En mars, ce sera le début des expériences pédagogiques. 10 000 élèves feront notamment pousser de la moutarde et des lentilles au sol , tandis que Thomas Pesquet fera la même chose dans l'espace. Histoire de comparer ce que change la pesanteur.

Toutes les expériences prévues pour Thomas Pesquet

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