C'est une étude de l'Inserm qui le dit : en France, les insuffisants rénaux ne connaissent pas assez leur maladie pour bien se prendre en charge.

En éduquant davantage les patients, d'autres pays européens ont réussi à retarder leur entrée en dialyse
En éduquant davantage les patients, d'autres pays européens ont réussi à retarder leur entrée en dialyse © Maxppp / La dépêche du Midi / Jean-Michel MAZET

L'institut de recherche médicale suit depuis peu une cohorte de 3 000 cas, modérés à sévères, qui ne sont pas encore sous dialyse et elle constate avec effroi leur ignorance. Ils sont nombreux à ne pas savoir, par exemple, qu'un régime alimentaire adapté retarde la progression de la maladie. Lourd de conséquences quand on sait, au-delà de la contrainte, le coût financier que représente une dialyse.

Il y a en France deux millions de personnes à peu près qui souffrent d'une maladie rénale chronique modérée à sévère. 

Ces patients ont en général un traitement lourd avec en moyenne huit médicaments par jour et des complications associées. Leur but : éviter le plus longtemps possible la dialyse, autrement dit devoir filtrer son sang plusieurs fois par semaine, parce que les reins ne fonctionnent plus, ce que font déjà en France 45 000 patients. 

Pour ne pas en arriver là, on sait qu'il faut éviter certains aliments, les protéines animales en particulier. Le problème, c'est que la plupart des patients ne le savent pas.

Bénédicte Tengel est épidémiologiste à l'INSERM : "Le conseil diététique dans la prise en charge des patins n’est pas suffisant en France. Il y a que 20% des patients qui voient une diététicienne au moins une fois par an."

Des malades qui connaissent mal aussi les dangers de l'association de certains médicaments : prendre des somnifères avec leurs médicaments pour les reins est par exemple déconseillé. 

D'autres pays en Europe, en éduquant davantage les patients ont réussi à retarder leur entrée en dialyse. Intérêt médical, intérêt économique aussi, puisqu'une dialyse coûte cher en moyenne 80 000 euros par an et par patient

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