Le spationaute normand décolle jeudi pour une mission de six mois à bord de l’ISS. Au menu : une cinquantaine d’expériences, certaines réalisées en vue du prochain vol pour Mars.

Thomas Pesquet (à droite) avec ses deux collègues : l'Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky
Thomas Pesquet (à droite) avec ses deux collègues : l'Américaine Peggy Whitson et le Russe Oleg Novitsky © ESA-P.Niscoli (comtpe Flickr de Thomas Pesquet)

Six mois de travail, et assez peu de temps pour se reposer. Thomas Pesquet va multiplier les expériences scientifiques – une cinquantaine en tout – pendant son séjour en orbite. Des missions mises au point par l’ESA (Agence spatiale européenne) et le CNES (Centre national d’études spatiales). Objectif : faire de la science en s’affranchissant des contraintes de l’environnement terrestre et améliorer la vie des astronautes en vue des prochains voyages vers Mars prévus pour 2025-2030.

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Étudier l’épaisseur des artères

Un séjour dans l’espace peut se comparer à un vieillissement accéléré du corps humain. A ce titre, le spationaute de 38 ans devra étudier l’épaisseur de ses propres artères, qui diminuent en apesanteur comme lors du vieillissement. L’idée est de comprendre le phénomène pour le contrôler et peut-être pouvoir améliorer la santé des personnes âgées.

Tester des technologies expérimentales

Un des volets de la mission Proxima concerne également les nouvelles technologies. Parmi ces innovations, l’expérience Matiss : des surfaces intelligentes capables de repérer les bactéries dans un espace et de les confiner pour empêcher leur propagation. Autre expérimentation, Echo : un échographe qui peut être piloté depuis la Terre. Aquapad, de son côté, permettra d’établir un diagnostic rapide de la potabilité de l’eau et de l’améliorer si nécessaire. Un ensemble d’expériences (voir infographie ci-dessous) qui auront une utilité lors des prochaines explorations lointaines mais aussi sur Terre.

Les missions de Thomas Pesquet à bord de la spation spatiale internationale
Les missions de Thomas Pesquet à bord de la spation spatiale internationale © Aucun(e)

Faire pousser… des radis !

Pour titiller la curiosité des plus jeunes et créer des vocations, Thomas Pesquet devra également se transformer en jardinier spatial puisque des lycées de Dijon, Le Creusot et Saint-Ornes (près de Toulouse) lui ont demandé de faire pousser dans l’espace de la moutarde, des radis et des lentilles. De la salade avait déjà était cultivée il y a quelques temps dans la station ISS. Enfin, le spationaute normand participera à quelques sorties extra-véhiculaires et bien sûr, aux tâches de vie commune notamment la préparation du repas du Nouvel An.

Dans l'espace, on peut voir des choses invisibles sur Terre, à cause de la gravité. Ça permet d'avoir des résultats qu'on applique dans des laboratoires ou des hôpitaux.

Les nombreuses missions spatiales ont contribué à améliorer notre vie quotidienne, en particulier dans le domaine médical. Voici une liste non exhaustive de ces inventions : le GPS, les cartes météo, le téléphone, l’imagerie médicale (IRM et RMN), les couches-culottes, les vêtements ignifugés, les pompes des cœurs artificiels, les airbags, le Téflon, la couverture de survie…

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