Les moustiques-tigres se reproduisent très rapidement
Les moustiques-tigres se reproduisent très rapidement © maxppp

Alors que les Antilles françaises sont en proie à une « épidémie de chikungunya de grande ampleur » selon la Ministre de la Santé, les habitants du sud de la métropole craignent de voir arriver le virus. En un mois, déjà 73 cas confirmés (20 de dengue et 53 chikungunya), la plupart sont des touristes rentrés des Antilles.

Le chikungunya provoque de fortes fièvres, des douleurs articulaires, qui peuvent tuer les personnes les plus fragiles. Il se transmet via les moustiques-tigres, implantés dans 18 départements du sud de la France. Et particulièrement en Rhône-Alpes. 30 cas de chikungunya en 2 mois dans la région, c’est 4 fois plus que l’an dernier à la même époque.

A Portes-Lès-Valence, les moustiques-tigres sont arrivés du sud il y a 4 ans par la route, dans les habitacles de camion et de voiture. Portes-Lès-Valence, se situe au bord de l’autoroute A7, une station-service, et des maisons d’habitation juste à côté. Rémi Foussadier, directeur de l’entente interdépartementale de démoustication Rhône-Alpes explique que les petits jardins et les zones d'arrosage sont de parfaits nids de reproduction pour ces moustiques.

Reportage de Solenn Le Henn dans la Drôme

Les services sanitaires font du porte-à-porte pour demander aux habitants d'être vigilants. Visite aujourd'hui chez Catherine Larcher dont le fils s’est fait dévorer il y a quelques jours. Elle explique que les piqures de ce type de moustiques sont plus grosses et durent beaucoup plus longtemps.

La progression des moustiques est surveillée grâce à des pièges très simples, de l'eau croupie dans des seaux.

Les autorités sanitaires craignent un pic de moustiques en août et septembre au moment où beaucoup de vacanciers rentreront des Antilles et seront peut-être porteurs du virus du chikungunya. Si un moustique vient à piquer un malade, il peut alors à son tour piquer et contaminer jusqu’à 300 personnes.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.