[BEST OF] Le langage, les méfaits et bienfaits du running, Néandertal réhabilité, la survie des colons dans les tropiques. Une sélection des sujets de la Tête au carré :

Tropiques
Tropiques © Getty / De Agostini

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Lundi : Comment se transmettent les règles immatérielles du langage.

Bien que la vie repose entièrement sur la matière, ce qui en fait l’unité n’est pas de nature matérielle... Comment se transmettent les règles immatérielles du langage. Si les êtres vivants meurent, qu’est-ce qui perdure dans le vivant ? Exemple avec le verbe « creuser », Jean-Louis Dessalles et son accent du sud-ouest :

«Je me suis amusé à observer que dans cet accent de chez moi il y a des règles très strictes : si je dis creuser, je ferme le « e », et je ferme le « er ». En revanche, quand je dis, je creuse, je suis obligé d’ouvrir le « e ». Je ne sais pas s’il en est de même à la Maison de la Radio, mais en Périgord, il est impossible de dire « je creuse » avec un « e » fermé… » Cette pratique ne souffre d’aucune exception.

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Mardi : Les méfaits… et les bienfaits du running pour la santé.

La course à pied
La course à pied © Fotolia

Phénomène de plus en plus pratiqué, des vertus sur la santé au simple effet de mode, la course à pied intrigue. Avec le docteur Stéphane Cascua et le coureur Samuel Etienne :

« Comme je le dis à mes patients, je les accompagne parce qu’ils risquent de se blesser sinon, et qu’ils ont besoin d’être chouchoutés, mais je ne cautionne pas. On sait que la bonne pratique sportive, c’est trois fois par semaine. Mais, il ne faudrait pas courir plus d’une heure par jour. Au-delà, une étude montre les méfaits du sport prédomine sur les bienfaits… Il faut donc pratiquer à bonne dose, et dans ce cas, d’autres études prouvent que l’on peut gagner cinq à six ans de vie… Mais l’efficacité du sport s’inscrit dans la régularité et l’assiduité. Sont à bannir les jogging dominicaux, comme unique activité sportive hebdomadaire, qui multiplie par trois le risque d’infarctus, ou la pratique exceptionnelle du running pendant ses vacances qui multiplie par 100.»

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Mercredi : La bataille idéologique autour de la réhabilitation de l’homme de Neandertal.

L'homme de Neandertal au Musée Bersee à Brême en Allemagne
L'homme de Neandertal au Musée Bersee à Brême en Allemagne © Getty / Peter Bischoff

On a longtemps présenté les néandertaliens comme des brutes épaisses, sans culture, incapables d'évoluer... Mais depuis quelques années, de nombreuses découvertes archéologiques successives ont démontré un certain niveau de culture chez Neandertal…. Avec la dernière en date : la grotte de Bruniquel, il est temps de porter définitivement un nouveau regard sur Neandertal. Avec le paléo-anthropologue Jean-Jacques Hublin

« C’est très compliqué d’avoir un regard objectif sur l’homme de Neandertal, on ne veut pas qu’il soit discriminé. On veut aussi gommer la différence entre les Néandertaliens et nous. Or moi, ce qui m’intéresse, c’est la différence… »

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Jeudi : Comment les premiers colons ont-ils apprivoisé les difficultés de survie dans les tropiques ?

Tropiques
Tropiques © Getty / De Agostini

Les tropiques ont nourri de nombreux imaginaires. Tantôt enfers verts, tantôt jardins d'Eden, l’encre de nombreux explorateurs et scientifiques a coulé à leurs propos. La richesse botanique, l'incroyable diversité végétale de la ceinture inter-tropicale, frappent au premier coup d’œil. Thomas Haevermans est botaniste au Muséum national d'histoire naturelle. Ses recherches en botanique le conduisent à parcourir l’Asie et Madagascar à la recherche de bambous, bananiers et autres euphorbes succulentes. Cette effervescence en biodiversité s’accompagne de parasites, virus, microbes. Les explorateurs d’hier ont subi ces maladies étranges et miasmes tropicaux. Pourtant, l’essor de la médecine pasteurienne a fait voir les zones tropicales comme de formidables potentiels de laboratoires à ciel ouvert. Guillaume Lachenal raconte les étapes d'une médecine tropicale dont les enjeux sont aujourd'hui le contrôle d'affections comme Ebola ou Zika.

« La première chose qu’ils font en arrivant, c’est mourir ! Les principaux gardiens de l’Afrique au XIXe ont été les moustiques qui transmettaient la malaria… »

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