L'engin spatial Schiaparelli et la sonde TGO (Trace Gas Orbiter) vont bientôt se séparer. TGO va rester en orbite autour de Mars, et Schiaparelli va atterrir sur la planète rouge.

Image d'artiste représentant la séparation du module Schiaparelli de la sonde TGO , et se dirigeant vers Mars.
Image d'artiste représentant la séparation du module Schiaparelli de la sonde TGO , et se dirigeant vers Mars. © AFP / ESA

Vous avez aimé Rosetta ? Vous allez adorer Exomars. Treize ans après le lancement de la sonde Mars Express, toujours en vie bien que déclinante, cette mission européenne, montée avec la Russie, va entrer en phase active, après avoir été lancée le 16 mars dernier.

Après sept mois de voyage, les deux éléments d'ExoMars, la sonde TGO et le rover Schiaparelli, vont se séparer le 16 octobre.

Première mission : réussir l'atterissage

Schiaparelli est un engin en forme de toupie dont la mission est dans un premier temps de prouver que l'Europe parvient à poser un engin sur Mars. Précédemment, le petit robot Beagle 2, première tentative du vieux continent s'était soldé par un échec le jour de Noël 2003. Il n'a jamais envoyé aucun signal et les scientifiques n'ont jamais su pourquoi... Même si 11 ans plus tard, un satellite de la NASA l'a retrouvé.

Shiaparelli vise donc d'abord à répéter l'opération de l'atterrissage en espérant que cette fois-ci, tout se passera bien. L'expulsion de l'orbiteur pourrait être comparée à un accouchement aux forceps. Avec en guise de spatules, des ressorts.

Ensuite, l'angoisse continue avec la descente vers Mars. Un parachute puis neuf retrofusées permettront de ralentir l’atterrisseur de 600 kilos : il faut amortir l'impact. Aucune expérience scientifique n'est prévue, l'essentiel est d'arriver en vie. Pour prouver que la prochaine fois, on pourra poser un robot avec des roues.

Le robot Schiaparelli arrivera sur la surface de Mars le 19 octobre. Il va tester une technique d’atterrissage qui pourrait servir à de futures missions martiennes, dont une structure écrasable à l’atterrissage qui aura le mérite de protéger les appareils contre les chocs.

Deuxième mission : chercher des traces de vie

À terme, ce sont des traces de vie que cette mission recherchera. Après ce premier "test" d’atterrissage, la sonde TGO devra renifler et étudier les gaz, notamment le méthane, dans l'atmosphère martienne. Le méthane peut être d'origine géologique ou biologique. Les émissions détectées par Mars express puis confirmées par les robots de la Nasa posent la question de l'origine.

Dans le cadre d'ExoMars, sont prévues les premières mesures des champs électriques à la surface de Mars. Peut-être cela donnera-t-il des explications sur la formation des tempêtes de poussière sur Mars.

Dans un second temps, ExoMars se poursuivra en 2018, avec l'arrivée au sol d'un rover autonome de 310kg. Pasteur percera les sols de la planète rouge jusqu'à deux mètres de profondeur pour prélever des échantillons. Y trouvera-t-on des molécules organiques vieilles d'il y a 3,9 milliards d'années ? Il faudra du temps encore pour faire voyager ses informations jusqu'à la Terre.

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