[Le best of] Optimisme du joueur, le vert, une couleur difficile à distinguer, sports de glisse et plaisir. Une sélection des sujets abordés cette semaine dans La Tête au carré.

Voir la vie à travers des lunettes roses
Voir la vie à travers des lunettes roses © Fotolia

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Le Best of de La Tête au carré du 1er juillet 2016

Par La Tête au carré

Lundi : L’optimisme du joueur et ses conséquences.

Probabilités, absence de certitudes, impossibilité de prévoir le futur, théorie du chaos… De tous temps, le hasard et la chance accompagnent l’homme et ne cessent de le fasciner. Comprendre où et comment ils s’expriment, c’est faire reculer le hasard et la fatalité. C’est ne pas s’en remettre trop rapidement à notre « bonne étoile » pour que, le moment venu, cela soit en toute connaissance de cause que nous tentions notre chance. Pour les deux notions, qui ne font, en réalité, qu’une, il y a quelques chose d’étrange. Il doit bien y avoir une explication, un raisonnement, un sens à donner. Pourtant, ces derniers restent insaisissables. Qu’est-ce que le hasard ? Où se cache-t-il ? D’ailleurs existe-t-il vraiment ? Est-il indispensable au fonctionnement de l’univers ? A-t-il des règles ? Pourrions-nous un jour le maîtriser ?

Avec Eric Thiery & Ivar Ekeland :

"Cet optimisme, on l’a tous. Notre cerveau est câblé pour avoir des petites lunettes roses. Au niveau du front, on a une petite zone qui sert à coder la façon dont on réactualise nos réévaluations. Si vous me dîtes que j’ai 30 % d’avoir un cancer. Et moi, j’avais évalué cette chance à 10%. Je prends cette information. Si mon cerveau fonctionne correctement, je vais réinterpréter en étant très optimiste… En économie, par les gens ont tendance à surélever leur chance de gain. Un mathématicien est toujours étonné qu’un billet de loterie qui a une chance sur dix millions de gagner soit vendu beaucoup plus cher qu’il ne devrait. La probabilité de gagner un billet à la loterie est de 1sur un million de gagner un million, devrait valoir beaucoup moins. Le hasard n’est pas si méchant que ça. Il y a un côté équité. Par exemple : si on a quelque chose qui ne peut pas être partagé, comme une statue ancienne. On tire à pile ou face."

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Mardi : Le vert, une couleur difficile à distinguer.

Goute d'eau sous une feuille
Goute d'eau sous une feuille © Getty / Alexander Rieber / EyeEm

Le vert est certainement la couleur la plus présente dans la nature. C'est aussi la couleur dont la symbolique a le plus varié au cours du temps. C’est donc une couleur vitale sans laquelle il n’y aura pas de vie sur terre. En effet, des milliards de milliards de feuilles vertes renouvellent l’air que nous respirons. La vie sur terre : nous dépendons de la photosynthèse pour la respiration et l’alimentation. Comment la chlorophylle est apparue ? Quels sont les secrets de la photosynthèse ? C’est aussi la couleur dont la symbolique a le plus varié au fil des siècles, et le vert est tour à tour diabolique ou populaire…

"Ce qui est spécifique, c’est la difficulté à cerner la nuance dans notre langue française. Par exemple : turquoise, c’est plutôt un bleu-vert qu’un vert. On a du mal à le nommer, et à le percevoir. […] Le vert est très rare dans la bible, et absent du coran. Mais c’est devenu la couleur sacrée de l’islam. On trouve aujourd’hui des références bibliques : le vert eden ou paradis. L’écologie s’est emparée de cet idéal. Le vert sert même à vendre : le greenwashing de la publicité… Il y a plein de codes de la couleur…"

Avec Annie Mollard-Desfour & Julien Perrot

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Jeudi : Sports de glisse et plaisir.

Surfeur sous la vague
Surfeur sous la vague / Nadine Swart

UEFA Europa, Jeux Olympiques... La période est aux sports, dans les gradins ou devant les écrans. Mais quel est le regard des spécialistes sur cette pratique ?

Le sport, auréolé hier de toutes les vertus, est aujourd'hui mis en question au même titre que l'idée de progrès. II est aussi devenu l'objet de tous les enjeux. La politique, l'économie, l'éthique, la santé sont au cœur du sport.

Benjamin Pichery est réalisateur au sein du Pôle Image de l'INSEP (Institut National du Sport, de l'Expertise et de la Performance). Il est à l'initiative d'un grand projet qui réunit les regards de penseurs autour du sport. Georges Vigarello, historien spécialiste de l'histoire de l'hygiène, de la santé, des pratiques corporelles et des représentations du corps, et Joël de Rosnay, ancien chercheur enseignant au MIT et directeur des applications de la Recherche à l’institut Pasteur et grand surfeur, sont aux micros de Mathieu Vidard.

« Le phénomène de la glisse, ce n’est seulement réaliser quelque chose pour aller au mieux, c’est aussi faire quelque chose en s’éprouvant soi-même avec de nouvelles sensations (en rapport avec l’espace, et avec ce que le corps fait et perçoit). Le plaisir est lié à l’affrontement, la réussite, mais aussi à la diversification de la façon dont le corps le fait et le perçoit […] Et dans ces spécificités, il n’y a pas de rapport au langage : vous trouvez des sensations dont vous n’avez pas forcément les mots. Dans le skate, le kite-surf, etc… C’est d’être en communication avec la vague, la nature. La vague est une amie, elle vient d’un écosystème, elle a été fabriquée par une tempête au nord de l’Atlantique… »

Avec Georges Vigarello & Joël de Rosnay

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