Les causes du "mauvais fonctionnement" de certaines horloges atomiques du système de navigation Galileo ont été "identifiées".

Satellite du maillage Galileo
Satellite du maillage Galileo © Radio France / EADS-Astrium

Des mesures ont été mises en place pour éviter que le problème ne s'étende, selon Lucia Caudet, porte-parole de la Commission européenne.

Les problèmes rencontrés sur "plusieurs" horloges atomiques de Galileo "n'affectent pas les performances des services" initiaux du système de navigation européen lancés le 15 décembre dernier.

En janvier, l'ESA avait annoncé que plusieurs horloges atomiques à bord des satellites Galileo étaient en panne.

Qu'est-ce qu'une horloge atomique ?

Horloge - Rubidium Atomic Frequency Standard
Horloge - Rubidium Atomic Frequency Standard © Radio France

Le calcul du Temps atomique est calé rythme de l’atome de césium 133. Le Temps Atomique International (TAI), élaboré à l’aide de 340 horloges atomiques réparties dans le monde entier, a remplacé les observations des astronomes, selon Thalès qui fournit les horloges atomiques pour les systèmes de navigation par satellite. Ces horloges, c'est précisément ce qui fait la différence entre le système Galileo et son concurrent GPS.

Chaque satellite de Galileo dispose de quatre horloges atomiques .

Pour que chaque satellite fonctionne bien sur ce plan, il faut qu'au moins une des quatre horloges soit en bon état de marche.

La société Orolia a remporté en 2013 deux contrats pour un montant total de 14,5 millions d’euros pour la fourniture des horloges atomiques de 8 nouveaux satellites Galileo. Ses horloges au rubidium par exemple mesurent le temps de propagation des signaux radiofréquences des satellites vers la Terre, et par déduction, la distance entre les satellites et tout récepteur Galileo.

La marge d'erreur de ce type d'horloge est d'1 seconde toutes les 2,7 millions d'années. Autant dire qu'à l'échelle de l'humanité, c'est inexistant.

L'Europe a lancé le 15 décembre les premiers services de son système Galileo mais ils sont réservés pour l'instant aux rares possesseurs d'équipements compatibles.

Le système Galileo
Le système Galileo © AFP

Galileo toujours en marche

L'Europe a signé jeudi un nouveau contrat pour la fourniture de huit satellites supplémentaires, ce qui va permettre à la constellation d'être au complet.

Le contrat a été signé jeudi par l'Agence spatiale européenne, agissant au nom de la Commission européenne, et par l'industriel allemand OHB, au Salon du Bourget, près de Paris.

Le contrat pour construire huit nouveaux satellites a été remporté par un consortium conduit par OHB et comprenant le Britannique Surrey Satellite Technology Ltd (SSTL).

Cela va permettre de compléter la constellation Galileo et d'avoir des satellites en réserve à la fois en orbite et au sol.

Galileo est-il fâché avec le temps de toute façon ?

Le programme Galileo, qui a subi de nombreux revers et retards dans le passé, se déploie désormais plus rapidement.

Au total, 18 satellites Galileo sont en orbite autour de la Terre actuellement. Quatre autres devraient être lancés par une Ariane 5 cette année.

Les huit nouveaux satellites OHB seront faits sur le même modèle FOC que précédemment mais avec des améliorations.

Avec Galileo l’Europe va donc pouvoir disposer de son propre système de géolocalisation, le quatrième après l’américain GPS jusqu’ici dominant, le chinois Beidou et le russe Glonass. Galileo devrait être plus précis que le GPS avec un positionnement au mètre près mais il faudra attendre pour cela que 30 satellites soient en orbite.

Le programme Galileo devrait coûter au total 10,2 milliards d'euros. il aurait du fonctionné en 2008 selon le projet initial. Il a 13 ans de retard pour l'instant.

Une équipe dirigée par le Français Laurent Lestarquit a reçu à Venise le Prix de l'inventeur européen 2017 pour avoir mis au point les signaux radio utilisés par le système européen de navigation par satellite Galileo.

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