Le Congrès mondial du cancer de Chicago le démontre cette année encore, avec toute une série d'études optimistes : les progrès sont permanents dans le traitement du cancer du poumon, ce fléau qui tue plus de 1,5 million de personnes chaque année dans le monde.

On peut aujourd'hui survivre plusieurs années avec un cancer du poumon
On peut aujourd'hui survivre plusieurs années avec un cancer du poumon © AFP / SCIENCE PHOTO LIBRARY / R3F

On compte 40.000 nouveaux cas chaque année en France. Et il n’y a pas si longtemps, ce diagnostic ne laissait aucun espoir à court terme. Aujourd’hui, on voit couramment des survies de plusieurs années… En dix ans, les nouvelles thérapies ont dynamité la prise en charge et le pronostic !

Première révolution, en 2010, l’apparition des thérapies ciblées pour les 15 % de patients qui ont des altérations génétiques identifiées à l’origine de la tumeur, et qui présentent des métastases. Avec la chimio, leur survie ne dépassait pas un an. Ils peuvent aujourd'hui espérer vivre près de dix ans.

Le deuxième coup de tonnerre dans la prise en charge date de cinq ans, avec l’immunothérapie, qui réactive les défenses immunitaires du patient. Là encore, une partie de ceux que l'on pensait condamnés retrouvent la forme, certains pendant plusieurs années.

Impensable il y a seulement quelques années

Pour le professeur Jean-François Morere, qui dirige le département d'oncologie-hématologie a l’hôpital Paul Brousse à Paris, "la plus belle illustration de l'efficacité de l'immunothérapie, c'est un patient d'environ 80 ans, cancer du poumon métastatique, que nous avons pu traiter par deux injections d'immunothérapie. Le bilan réalisé un mois après a montré une quasi disparition de la tumeur et de ses métastases. Un an après, la tumeur continue à régresser de façon significative : ce type d'observations était impensable il y a seulement quelques années."

Et ce n’est pas fini… Le congrès démontre, dans plusieurs études cette année, que la combinaison chimio et immunothérapie est encore plus efficace, avec plus de patients réactif. Quand la tumeur est opérable, on a même montré qu’une immunothérapie, prescrite avant la chirurgie, permet de réduire la taille de la tumeur. Au point, bientôt sans doute, de ne même plus devoir opérer…

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