Saisie par l'agence du médicament, l'agence de sécurité sanitaire vient de rendre son rapport sur les dangers toxiques auxquels sont exposés les professionnels du domaine, très en vogue.

Les professionnels du secteur manipulent ou respirent quotidiennement près de 700 substances, dont 60 sont qualifiées de dangereuses.
Les professionnels du secteur manipulent ou respirent quotidiennement près de 700 substances, dont 60 sont qualifiées de dangereuses. © AFP / Robin Marchant

Le secteur emploie au moins 5.000 personnes en France, des femmes pour l'essentiel, âgées de 18 à 35 ans, en établissement ou à domicile. Ces professionnels pratiquent la pose de vernis, des soins de manucure et ces activités les exposent à des dizaines de substances nocives. L'Anses appelle les pouvoirs publics à prendre des mesures sur le sujet, jugé préoccupant.

Composé chimique classé cancérogène

Appliquer un dissolvant, poser un vernis, une résine, limer les ongles... au total, les professionnels du secteur manipulent ou respirent quotidiennement près de 700 substances, dont 60 sont qualifiées de dangereuses. Notamment l’acétaldéhyde, un composé chimique classé cancérogène, le toluène, toxique pour une femme enceinte, ou encore les métacrilates, qui sont allergisants. De fait, ces professionnels souffrent assez souvent de problèmes cutanés ou respiratoires et sont peu protégés comme l'explique Christophe Roussel qui est chargé de l'évaluation des substances chimiques à l'Anses : 

Ce sont de petites structures avec un nombre limité de salarié qui par conséquent ne sont pas forcement suvi d'un point de vue médical régulièrement. On a constaté qu'aucun des établissement visités ne disposent de tables avec aspiration.

Le rapport de l'Anses préconise évidemment une meilleure protection, mais aussi une meilleure formation de ces travailleurs aux risques professionnels. L'Agence demande aussi aux industriels de remplacer quand c'est possible certaines substances classées dangereuses par d'autres moins nocives. Elle appelle enfin, à surveiller l'apparition éventuelle chez ces professionnels de maladies neurologiques, auto-immunes, voire de cancers.

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