Pêche au Japon
Pêche au Japon © Everett Kennedy Brown/epa/Corbis

Deux études parues dernièrement sur la pêche en eaux profondes mettent à mal cette pratique au point vue écologique et économique. Elles mettent également à mal la position française à quelques mois du GIEC à Paris en novembre.

Une équipe de scientifique de Glasgow s'est intéressée à l'impact écologique et économique de la pêche en eaux profondes avec des chaluts. Et les conclusions sont plutôt claires : plus la pêche se fait en eaux profondes moins elle est rentable et plus la biodiversité est impactée.

Ces résultats, complété par une étude économique, se révèlent intéressant et ont été dévoilé au moment où les négociations européennes sur les quota de pêche vont reprendre. Pour parler de ces études, Daniel Fievet et Axel Villard Faure reçoivent Claire Nouvian (directrice de l'association Bloom pour la préservation marine) etPhilippe Cury (chercheur et représentant européen pour l'IRD).

Il en ressort qu'au delà de 600m, la pêche devrait être interdite, car comme l'explique Philippe Cury, la biodiversité en poisson s'accroit entre 400 et 1000m. Les premières victimes de cette pêche sont les poissons non commercialisés qui finissent dans les filets comme les requins et les raies. Il ne faut pas oublier que cette faune permet de fixer le CO2 dans les océans, et ce de façon totalement gratuite.

Claire Nouvian , directrice de Bloom

C'est la France qui mène le blocage [des réformes] au niveau européen depuis trois ans au minimum.

En effet, les prises de décisions politiques sont plus troubles que les eaux concernées. Entre les lobbys de pêche, de la grande distribution et les nécessités électorales, le gouvernement français ne semble pas pressée d'écouter la science.

Ré-écoutez l'interview de Claire Nouvian et Philippe Cury

Retrouvez l'émission La Tête au Carré

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