Ce dimanche, la sonde Parker, conçue par la NASA, s'est envolée de Cap Canaveral direction le Soleil, pour une mission de sept ans. Munie d'un bouclier ultra résistant, elle sera la première sonde spatiale à s'approcher au plus près de notre étoile.

Le lancement sera effectué depuis la base de Cap Canaveral, en Floride
Le lancement sera effectué depuis la base de Cap Canaveral, en Floride © AFP / FRILET Patrick / hemis.fr / Hemis

La sonde spatiale qui a décollé dimanche de la base américaine de Cap Canaveral, en Floride, sera la toute première à tenter une misson en direction de notre étoile, le Soleil. Son nom : Parker - c'est aussi la première sonde à porter le nom d'un chercheur toujours en vie, l'astrophysicien Eugene Parker. Sa mission : découvrir les secrets du Soleil. 

Équipée d'instruments de mesure pour les particules à haute énergie et les fluctuations magnétiques, cette sonde dispose aussi d'un bouclier en composite carbone, d'une douzaine de centimètres d'épaisseur, capable de résister à des températures jusqu'à 1 400 degrés, et de maintenir ces instruments à une température de 29°C. 

24 passages près du Soleil

Avant de partir pour le Soleil, la sonde Parker fera plusieurs fois le tour de Vénus, pour prendre de la vitesse. Ensuite, elle se dirigera vers l'étoile, dont elle fera 24 fois le tour tout au long de sa mission, en s'en approchant petit à petit. Ainsi, à 24 reprises, elle entrera dans l'atmosphère du Soleil, à 6,2 millions de kilomètres de sa surface

Difficulté : à chaque fois qu'elle entrera dans l'atmosphère solaire, la sonde ne pourra plus envoyer de signal à la Terre. Les chercheurs de la NASA seront donc dans l'attente d'un signe de vie quelques ours plus tard. L'enjeu financier est colossal : l'engin, le plus rapide de l'histoire, avec une vitesse de pointe de 692 000 km/h, a coûté 1,5 milliard de dollars.

Une sonde pour "frôler" le Soleil
Une sonde pour "frôler" le Soleil © AFP / Gal ROMA, Laurence CHU

Comprendre la météo solaire

Pour l'agence spatiale américaine, l'objectif de cette sonde est de découvrir ce que l'observation à distance n'a toujours pas permis de comprendre sur le fonctionnement de cet astre, et en particulier pourquoi la couronne solaire est beaucoup plus chaude que la surface de l'étoile, qui, elle, ne dépasse pas les 5 500°C (alors qu'on peut atteindre plusieurs millions de degrés en s'en éloignant). 

La sonde devra aussi étudier la météo solaire, pour aider les chercheurs à en savoir plus sur le fonctionnement des tempêtes solaires, dont les rayonnements électromagnétiques peuvent perturber le réseau électrique terrestre ou mettre en panne des satellites. "Il est tout aussi important pour nous d'être capables de prévoir la météo spatiale que cela l'est de prévoir la météo sur Terre", selon Alex Young, spécialiste du soleil à la Nasa. 

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