Le prix Nobel de physique 2017 a été attribué à trois scientifiques qui ont détecté directement des ondes gravitationnelles. Elles viennent de permettre de nouvelles découvertes.

Banc de stabilisation du laser pour le détecteur d'ondes gravitationnelles Advanced Virgo
Banc de stabilisation du laser pour le détecteur d'ondes gravitationnelles Advanced Virgo © Maxppp / Franck Fernandes

Le CNRS a en effet dévoilé ce lundi de nouvelles avancées directement liées à la détection pour la première fois, plus d'un siècle après leur théorisation par Albert Einstein, d'ondes gravitationnelles. Jusqu'ici, elles avaient exclusivement été observées lors de la fusion de trous noirs : pour la première fois, des scientifiques de la collaboration Ligo-Virgo (dont fait partie de le CNRS) ont observé des ondes gravitationnelles liées à la fusion de deux étoiles à neutrons.

Vous êtes perdus ? Pas de panique, ce n'est pas si compliqué. Imaginez que l'univers soit en fait une immense étendue d'eau, globalement calme. Imaginez maintenant qu'on y jette un énorme caillou : le choc va être tel qu'il va provoquer des remous qui vont se répercuter sur toute l'étendue de l'eau.

Si l'on transfère cet exemple dans notre univers, l'eau, ce serait de l'espace et du temps (ses deux composantes), et le caillou, un élément perturbateur, comme la fusion de deux trous noirs (ou de deux étoiles à neutrons). Un élément perturbateur si puissant qu'il crée littéralement des vagues dans le tissu de l'espace et du temps : les fameuses ondes gravitationnelles.

Une découverte qui nous a rendus moins aveugles

Les ondes gravitationnelles sont connues (ou en tout cas devinées) depuis 1916. Albert Einstein avait prédit leur existence, mais la technologie de l'époque ne permettait pas de les détecter. En 2016, leur existence a été confirmée et même observée pour la première fois. Pourquoi vouloir jeter un œil sur ces ondes ?

Tout simplement parce qu'elles nous donnent une nouvelle méthode pour observer ce qui est infiniment loin (soit plus ou moins tout ce que contient l'univers). Les ondes gravitationnelles se déplacent à la vitesse de la lumière, et surtout elles ne sont pas arrêtées par la matière. Elles arrivent donc jusqu'à nous avec des informations que d'autres moyens d'observation ne nous permettaient pas d'avoir.

Pour le CNRS, c'est même "la naissance d'une nouvelle astronomie", qui devrait nous permettre d'avoir une vision un peu moins parcellaire de ce qui se passe dans notre univers.

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