Après avoir décerné l'an dernier sa prestigieuse médaille d'or à une femme, le CNRS récompense cette année deux hommes mais reste moins sexiste que le Nobel ou la médaille Fields.

Buste d'Alfred Nobel, à l'origine du prix du même nom
Buste d'Alfred Nobel, à l'origine du prix du même nom © Reuters / TT News Agency

Quatre femmes récompensées sur désormais 70 lauréats. En récompensant d'une médaille d'or mercredi les travaux des physiciens Alain Brillet et Thibault Damour pour leurs travaux sur "la détection des ondes gravitationnelles", le CNRS n'améliore pas ses statistiques.

L'an dernier, la mathématicienne Claire Voisin, lauréate de la prestigieuse distinction scientifique, était devenue la quatrième femme primée, portant le ratio à quatre femmes pour 64 hommes, soit 6,25 % de femmes récompensées. C'est évidemment sans compter les nombreuses autres médailles du Centre national de la recherche scientifique où la répartition est plus équitable, mais cela témoignait tout de même du faible nombre de femmes récompensées. Avec deux hommes de plus primés cette année, le ratio chute à 4 femmes pour 66 hommes, soit 6,06 %.

Mais c'est toujours bien supérieur au prix Nobel, qui récompensait 10 hommes l'an dernier et aucune femme et se situe pour le moment en deuxième position avec 5,84 % de femmes parmi leurs lauréats. Sans changement, parce qu'attribuée tous les quatre ans, la médaille Fields arrive bonne dernière puisque depuis 1936, elle n'a été attribuée qu'une seule fois à une femme.

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