pose d'implants mammaires
pose d'implants mammaires © BANOS/TPH/SIPA

Peu de cas pour l'instant, mais les autorités sanitaires sont en alerte. Si la ministre de la Santé déconseille aux femmes de se faire retirer les prothèses, une nouvelle réunion d'experts est prévue fin mars.

Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire (LAGC-AIM), semble être un nouveau cancer, rare, lié aux prothèses mammaires.

Depuis trois ans, 18 cas de cette maladie ont été comptabilisés en France - l'une des femmes est décédée - pour 400.000 femmes porteuses d’implants. 173 cas de cette maladie ont été constatés dans le monde.

Des chiffres peu importants, mais qui inquiètent les spécialiste car la maladie est nouvelle et semble liée à un type de prothèses ou plutôt à un type d'enveloppe "non lisses". Une marque particulière de prothèses est pointée du doigt, il s'agit d'"Allergan", mise en cause dans 14 cas sur 18. Malgré cela, l'Institut national du cancer – qui publie un « avis d’experts » sur son site - ne propose pas de retrait préventif, mais une surveillance.

Les experts notent que :

Le lymphome anaplasique à grandes cellules associé à un implant mammaire surviendrait en moyenne entre 11 à 15 ans après la pose du premier implant. De grandes variations de ce délai sont cependant possibles (2 à 37 ans). Cette pathologie peut survenir chez des femmes ayant eu un implant mammaire à visée esthétique ou posé dans le cadre d’une reconstruction mammaire après un cancer du sein. Le port d’un implant macrotexturé était retrouvé dans l’histoire de la majorité des femmes. Cette pathologie se manifeste le plus souvent par un épanchement péri-prothétique (sérome).

Les femmes porteuses d'implants doivent être examinées tous les ans

L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) appelle à la vigilance – le scandale PIP est encore dans les mémoires - mais reste prudente faute de nouvelles informations. L’agence a décidé d’écrire à tous les médecins pour leur demander de repérer les signes qui doivent alerter chez leurs patientes.

Touraine : « Ne pas céder à une inquiétude excessive »

Marisol Touraine a convoqué mardi matin une conférence de presse sur le sujet. Pour la ministre de la Santé, il n’est absolument pas nécessaire que les femmes se fassent retirer leurs implants.

Une nouvelle réunion d'experts est prévue fin mars. Elle sera peut-être déterminantes pour la suite.

Les explications de Solenne Le Hen

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