Il s'appelle PYRENE et facilitera bientôt nos vies. C'est le nouvel humanoïde conçu par le CNRS, prêt à gravir l'Everest. Un robot de plus qui s'ajoute à une longue liste...

Si la tendance est aux humanoïdes, les robots traditionnels restent au cœur des recherches d'ingénieurs.
Si la tendance est aux humanoïdes, les robots traditionnels restent au cœur des recherches d'ingénieurs. © Maxppp / Cabalar

Il soulèvera des montagnes... ou juste des cartons et autres charges lourdes. Jeudi, PYRENE, la nouvelle prouesse tout droit sortie du Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes (LAAS) du CNRS, à Toulouse, et né de sa collaboration avec le fabricant PAL Robotics, à Barcelone, a été dévoilé à la communauté scientifique.

Un humanoïde de plus ? Certes. Mais la plateforme, sur laquelle les ingénieurs travaillent depuis dix ans, propose une électronique puissante et des capteurs d'efforts au niveau de ses articulations, qui donne à PYRENE sa force unique. Jusqu'alors, les robots développés n'avaient pas ces facultés.

Si PYRENE s'adapte à son environnement, le centre de recherches évoque déjà "une programmation plus avancée" dans les mois à venir, qui permettra aux robots "de réaliser des tâches complexes telles que la locomotion sur des terrains accidentés, et plus seulement sur des sols plats, ou l'interaction en toute sécurité avec les êtres humains". Pour les ingénieurs, PYRENE contribuera à "l'étude du mouvement du corps anthropomorphe" afin d'aider l'homme à accomplir les tâches difficiles du quotidien, dans tous les contextes.

Une riche histoire

Avant PYRENE, les robots qui ont marqué l'histoire sont légion.

► Atlas, le plus agile. Il est signé des doigts agiles des ingénieurs de la firme privée Boston Dynamics 2015. Atlas, même s'il ne porte pas le monde, peut toutefois se soustraire à l'humain pour déplacer des objets. Mais ses fonctionnalités ne se limitent pas à cela. Le robot d'1m80 dévoilé en 2013 peut aussi ouvrir des portes et même se relever lorsqu'il est poussé ou déséquilibré.

► Sophia, le plus ressemblant. La ressemblance est si flagrante que l'on pourrait presque s'y méprendre. Enfin, si elle avait autre chose que seulement un torse, des bras et une tête. Et Sophia, créé par le chercheur en intelligence artificielle Ben Goertzel, ne fait pas que ressembler à un humain. Elle parle aussi, et pense même.

► Asimo, le plus polyglotte. L'humanoïde de Honda parlait seulement japonais lorsqu'il a côtoyé la foule pour la première fois, en 2000. Depuis, il a bien avancé dans l'apprentissage de langues et sait désormais s'exprimer en chinois et en anglais... à rajouter à ses connaissances en langue des signes rendue possible par ses cinq doigts indépendants.

► Germinoïd, le plus expressif. On en aurait presque peur. Conçue par le Professeur Hiroshi Ishiguro, Germinoïd F est une femme aux traits humains et dont les expressions faciales et la parole sont celles de la personne qui la contrôle. Il s'agit d'un avatar d'une femme de 20 ans mais son équivalent masculin, Germinoïd H1 existe aussi. Il est d'ailleurs la copie conforme du Professeur Hiroshi Ishiguro. Mieux qu'un autoportrait de De Vinci !

Qrio, le plus bavard. 10 000 mots au départ et la possibilité d'en apprendre de nouveaux. Qrio, le bébé de Sony développé en 2003, pose des questions, s'intéresse aux goûts de ces propriétaires, comprend les réponses et s'en souvient. Pratique quand on s'apprête à passer la Saint-Valentin tout(e) seul(e).

► Ucroa ou hrp-4c, le plus danseur. Beyoncé n'a qu'à bien se tenir. Ce gynoïde (robot à l'apparence de femme), conçu par l'Institut public japonais des technologies industrielles avancées et dévoilé en 2009 ne fait pas que marcher, elle danse aussi. Avec une fonction officielle de mannequinat, est-ce vraiment étonnant ?

► Roméo, le plus fidèle. Petit projet français, Roméo a été piloté par la société Aldebaran Robotics, l'un des leaders mondiaux dans le domaine de la robotique humanoïde. Ce robot, destiné à l'assistance à la personne en perte d'autonomie, est un véritable compagnon.

► Nao, le plus personnalisable. Signé aussi par Aldebaran Robotics, NAO, présenté pour la première fois en 2006, est totalement personnalisable. On peut ajouter un contenu, enrichir sa personnalité et même développer son savoir-faire. Un nouvel enfant à éduquer, en somme.

► Cheetah, le plus rapide. Il ne s'agit pas d'un humanoïde mais Cheetah mérite d'être dans le classement parce qu'il est décrit comme "le robot qui court plus vite qu'Usain Bolt". Il faut dire qu'avec ses quattres pattes et un nom qui signifie Guépard, c'était un peu joué d'avance.

Janken, le plus intelligent. Impossible de jouer au chifumi (pierre-feuilles-ciseaux pour les non-initiés) contre ce robot. Ou plutôt si, mais il est impossible de gagner contre lui. Janken, une main artificielle pensée par le laboratoire Ishiwaka Oku de l'Université de Tokyo a un taux de réussite de 100 %. Alors, prêt à relever le défi ?

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.