DIRECT VIDÉO | C'est le jour J pour Schiaparelli, l’atterrisseur de la mission ExoMars. Il est sur le point de se poser sur le sol martien.

Simulation de l’atterrissage de Schiaparelli sur Mars
Simulation de l’atterrissage de Schiaparelli sur Mars © ESA

Un test pour l'Europe spatiale qui va placer simultanément la sonde scientifique TGO autour de la planète rouge. C'est le premier volet d'ExoMars, une mission européano-russe qui vise à rechercher des indices d'une vie actuelle et passée sur Mars.

► Suivez en direct l'arrivée de Schiaparelli sur la planète rouge à partir de 17h45

« Pour Thales Alenia Space, qui a construit cette sonde, cette mission ExoMars comporte beaucoup de premières : premier atterrissage contrôlé pour l’Europe, première mission en orbite circulaire aussi basse autour de Mars, première mission qui utilise l’aérofreinage. Et la deuxième partie de la mission en 2020 aura un rover », explique Frédérix Beziat, chef de mission chez Thales Alenia Space, interrogé par Sophie Bécherel.

6 minutes pour survivre...

Ce pourrait être le titre de la dernière séquence spatiale de Schiaparelli. L'engin de 577 kilos et 2,40 m de diamètre fonce actuellement vers la planète rouge à la vitesse de 21 000 km/h. Et il devra en six minutes chrono ralentir jusqu'à atteindre 10 km/h.

« Le principal défi pour cet atterrissage c’est qu’il a fallu tout faire en mode autonome, sans interaction avec les contrôleurs au sol car, du fait de la distance de Mars, toute communication prend vingt minutes, or la descente en dure six », précise Frédérix Beziat.

Exomars 2016
Exomars 2016 © AFP / AFP

L’atterrisseur va arriver dans l'atmosphère de Mars à la vitesse de 21 000 km/h à une altitude de 120 km environ. Il sera ralenti par son bouclier thermique, qui le protégera de températures de l'ordre de 1800 °C. A 11 km d'altitude, il aura ralenti à 1700 km/h, juste avant qu'un parachute ne s'ouvre pour le freiner encore et le stabiliser à 320 km/h. A un peu plus de 1 km d'altitude et encore 240 km/h, les rétrofusées seront allumées pour achever de ralentir l'engin. Elles s'éteindront à quelques mètres du sol martien, sur lequel Schiaparelli arrivera en chute libre mais à vitesse réduite. C'est une structure en aluminium en forme de nid d'abeille qui amortira le choc.

Cette séquence est risquée pour deux raisons:

  • La présence de vents qui soufflent actuellement sur Mars mais les ingénieurs l'ont anticipé et surtout
  • La complète autonomie du module . Six minutes, c'est moins de temps que ce qu'il faut pour parler à la sonde. Aucune commande à distance n'est donc possible.

Une fois posé, à 16h43, ce sera le silence radio !

Il faudra en effet attendre le survol par deux sondes successives, à 18h30 et 20h30, pour savoir si Schiaparelli va bien.

S'il a survécu et que son signal a été capté, alors il pourra commencer son programme de travail de huit jours.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.