Réchauffement climatique
Réchauffement climatique © VICTOR DE SCHWANBERG/Science Photo Library/Corbis

Vendredi 18 septembre, les 28 ministres de l'Écologie de l'Union Européenne se sont engagés à baisser les émissions de gaz à effet de serre de 40% d'ici à 2030. L'objectif est-il ambitieux ou au contraire, pouvait-on faire mieux ?

À l'approche de la conférence de Paris, le 30 novembre prochain, l'Union Européenne a donc affirmé son engagement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. L'objectif final lui se porte à l'horizon 2100 avec 100% de baisse des émissions (hors CO2 naturel). Pour parler de cet engagement, Mathieu Vidard et Axel Villard-Faure ont invité dans la Une de la Science Hervé Kempf (journaliste spécialisé en envirronement pour le site Reporterre) et Célia Gautier (Responsable des politiques européennes pour le Réseau Action Climat France).

Si les chiffres paraissent importants - l'objectif est largement tenable selon les deux intervenants, -voire décevants. L'objectif des 40% était en fait acté depuis un an. Et l'objectif des moins 20% pour 2020 est quasiment atteint avec cinq ans d'avance.

Ces 40% sont issus d'un compromis politique, réalisé entre des pays qui sont loins d'être au même niveau. Mais il aurait été possible et nécessaire d'aller plus loin et plus vite. Car nous ne sommes pas les seuls à polluer. La Chine et les États-Unis restent les premiers pays émetteurs de gaz à effet de serre.

Malgré les prises de positions et les efforts de Barack Obama , le pays de l'oncle Sam est loin d'être ambitieux sur le sujet : moins 28% d'émissions de CO2 par rapport à 2005. Notons que l'Union Européenne, elle, se base sur les chiffres de 1990.

Parmi les autres élèves du fond de la classe il faut compter l'Australie, le Canada et le Japon . Quant à la transition énergétique des pays en voie de développement, elle est loin d'être gagnée. En 2009, à la Conférence des Nations Unies de Copenhague , un accord de principe avait été trouvé avec un prêt de 100 milliards par an à partir de 2020. Le souci est que le seul outil permettant de rassembler les fonds, à savoir la taxe sur les transactions financières, est loin d'être adoptée.

Plus d'émissions de gaz à effet de serre (hors CO2 naturel) serait un bel objectif quand on sait qu'il faudra encore cent ans pour faire disparaitre celui que nous avons envoyé dans l'atmosphère.

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