Dans trois mois, Philaé se posera sur la comète Churyoumov-Guérasimenko (illustration).
Dans trois mois, Philaé se posera sur la comète Churyoumov-Guérasimenko (illustration). © CNES / DUCROS David

Au terme d’un voyage de 10 ans, la sonde spatiale européenne Rosetta s'est mise ce mercredi en orbite autour de la comète Churyoumov-Guérasimenko.

Le chemin a été long : 6,5 milliards de kilomètres depuis 2004, depuis que la sonde européenne a été lancée par la fusée Ariane. Aujourd’hui, Rosetta commence la première partie d’une mission qui durera 18 mois : se rapprocher de la comète Churyoumov-Guérasimenko, réduire l’écart de 100 à 10 km, et calquer sa vitesse sur celle de sa compagne. Pendant ce temps, elle procèdera à la collecte de toutes les données possibles et imaginables.

Tout cela a été suivi avec passion au centre spatial de Toulouse. Le reportage d'Axelle Labbé

►►► ALLER PLUS LOIN | La chimiste Christelle Briois, spécialiste de l’étude des comètes au sein du laboratoire du CNRS à Orléans, était l'invitée de Bruno Duvic à 7h50

La trajectoire de la sonde Rosetta
La trajectoire de la sonde Rosetta © CNES / Michel Regy

11 novembre 2014 : 2e partie de la mission

C’est à cette date que la sonde larguera Philaé, un petit atterrisseur qui se posera sur la comète. C’est une première et ça risque de ne pas être une mince affaire. Xavier Pénaud, médiateur à la cité de l’espace : « Ce n’est pas facile de se poser sur une comète qui est en train de tourner autour du soleil, dont on ne connaît pas vraiment la texture de surface. Est-ce que c’est dur ? Est-ce qu’il y a une croûte ? »

Le défi de Philae, expliqué à Sohie Bécherel par Xavier Pénaud, de la cité de l’espace.

Le but de la mission

Approcher la comète, sur une longue période. Des passages près des comètes, à quelques centaines de kilomètres, ont déjà été effectués, mais à des vitesses bien supérieures, autour de 100.000 km/h. On ne pouvait l’observer que pendant quelques minutes.

Observer la matière de la comète , au fur et à mesure qu’elle s’approche du soleil. Pour comprendre notamment le processus du dégazage.

Essayer de découvrir des molécules complexes dans le sol de la comète. C’est Philae, qui est chargé d’étudier la composition chimique de la comète.

Les objectifs scientifiques, résumés par Philippe Gaudon, responsable de mission au CNES, le Centre National d’Etudes Spatiales.

Pourquoi étudier les comètes ?

« On a compris que ce sont des indicateurs des origines de notre système solaire », explique Chantal Levasseur-Regourd, astrophysicienne, professeur honoraire à l’université Pierre et Marie Curie, et spécialiste des comètes.

Ce sont presque des fossiles. [..] Toutes ces comètes se sont formées à l’origine du système solaire et ont été stockées aux confins du système solaire.

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