Cette étude a été réalisée sur 150.000 personnes
Cette étude a été réalisée sur 150.000 personnes © maxppp

La plus grande étude conduite dans le domaine de la psychiatrie porte sur la schizophrénie. Cette enquête, menée sur 150.000 personnes, confirme que la génétique est la composante essentielle de cette maladie.

Une maladie, qui touche 24 millions de personnes dans le monde dont 500.000 en France, et qui survient généralement à l'adolescence ou chez le jeune adulte.

Dans cette étude publiée par la revue "Nature", les scientifiques comparent l'ADN de 37.000 patients et de 113.000 personnes saines.

Dans cette maladie, la pensée est désorganisée

Ce groupe de chercheurs, dirigé par l'université de Cardiff en Grande-Bretagne, a identifié 83 nouvelles variations génétiques qui pourraient contribuer au déclenchement de la maladie en agissant par exemple sur les neurotransmissions, c'est à dire les transmissions d'informations entre les neurones. Or, on sait que dans cette maladie, la pensée est désorganisée. Les émotions, les sentiments sont affectés. Pour le professeur Jean-Pierre Olié, psychiatre à l'hôpital Sainte-Anne, cette découverte pourrait élargir le champ thérapeutique.

On pourra identifier les symptômes de manière plus fine, les relier à des particularités génétiques et mettre au point de thérapeutiques qui agissent sur ces anomalies cliniques ou génétiques" explique-t-il.

En effet, jusqu'à présent, les médicaments agissent sur les manifestations les plus impressionnantes que sont les délires ou les hallucinations. Ils n'ont pas de portée sur la baisse des capacités cognitives alors qu'un malade schizophrène a aussi des problèmes d'attention, de mémoire, d'exécution des taches. Par ailleurs, cette étude conforte aussi l'hypothèse d'un lien entre un mauvais fonctionnement du système immunitaire et cette maladie.

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