Ce 30 mai c'est la journée mondiale de la sclérose en plaques. 120 000 personnes sont touchées en France par cette maladie auto immune qui affecte le système nerveux central. Pas encore de guérison en vue, mais un diagnostic plus rapide et des traitements qui ont fait des progrès.

Le nombre de cas de sclérose en plaques ne cesse d'augmenter depuis 10 ans
Le nombre de cas de sclérose en plaques ne cesse d'augmenter depuis 10 ans © Getty / Roger Harris/Science Photo Library

La sclérose en plaques ne se guérit pas. Les traitements réduisent les poussées - car la maladie évolue le plus souvent par poussées inflammatoires successives - mais n'empêchent pas la progression de la maladie. Une progression imprévisible, mais qui provoque inexorablement des problèmes moteurs, sensitifs et cognitifs.

80 000, 100 000, 120 000 cas... Pour une raison qu'on ne s'explique pas encore, mais qui pourrait être liée à l'environnement, les cas de sclérose en plaques augmentent de façon linéaire depuis 10 ans. La maladie touche surtout, et de plus en plus souvent d'ailleurs, les femmes, le ratio c'est quatre femmes pour un homme. Le nombre d'enfants et d'adolescents concernés est également en augmentation.

Seule vraie bonne nouvelle récente : le diagnostic, qui mettait parfois des années à être posé, est depuis peu beaucoup plus précoce, ce qui permet de donner les traitements plus tôt pour plus d'efficacité.

Soigner plus précocement

Car souvent, les premiers signes sont assez silencieux, viennent ensuite des poussées, des périodes très inflammatoires qui vont conduire à faire une IRM.

À la première lecture, on ne détectait pas toujours la maladie, le patient n'était pas diagnostiqué tout de suite et il pouvait se passer des mois avant une nouvelle poussée et une nouvelle IRM. Depuis peu, la lecture de l'imagerie s'est beaucoup améliorée, on décèle mieux et plus vite qu'avant les lésions.

Résultat, le patient est soigné plus précocement, on peut tenter de bloquer plus tôt ses poussées inflammatoires et donc les séquelles qui s'ensuivent, comme l'explique le professeur Jean Pelletier est neurologue à l'hôpital de la Timone à Marseille. "Il y a de fortes chances que si on évite les poussées, la qualité de vie soit meilleure. Certains protocoles thérapeutiques se sont attachés à évaluer l'effet de médicaments débutés très tôt et de médicaments débutés de façon un petit peu décalé sur la fréquence des poussées sur le handicap. Et la différence est très claire."

Pas de guérison en vue encore, mais les traitements ont fait des progrès eux aussi. Il y a 20 ans, on ne savait pas du tout comment agir sur l'évolution de la maladie. Aujourd'hui, 14 molécules sont disponibles et permettent des traitements plus individualisés.

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