Pour la vingtième année consécutive, le syndicat national des dermatologues lance sa semaine de dépistage du cancer de la peau. Les personnes à peaux claires, ceux qui ont abusé du soleil ou des UV et les professionnels du BTP et de l’agriculture sont particulièrement à risque.

Semaine de dépistage gratuit du cancer de la peau
Semaine de dépistage gratuit du cancer de la peau © Maxppp / L'Alsace / Vanessa Meyer Wirckel

Pour bénéficier du dépistage gratuit, il suffit de s'inscrire sur le site dermatos.fr pour prendre rendez-vous. Une tache douteuse n'est pas toujours un cancer, et pas forcément un cancer gravissime. Mais il faut surveiller car dans les cas graves, détectés tard, les chances de survie restent faibles.

80 000 cancers de la peau sont détectés chaque année en France. Près de 15 000 d'entre eux sont des mélanomes, les plus graves. Pour les repérer, la méthode dite de "l'ABCDE" que nous vous détaillons un peu plus bas, a fait ses preuves. 

La tache est apparue ou a changé d'aspect en quelques semaines ou quelques mois ? 

Luc Sulimovic préside le syndicat national des dermatologues :

Toute lésion pigmentée qui grossit de manière rapide, doit inciter à consulter. L'important c’est l'évolutivité ; c'est ce qui doit attirer l'attention.

Moins graves, mais également qualifiés de cancers de la peau, les carcinomes, eux aussi étroitement liés à une exposition excessive au soleil. 

Il y en existe deux types, explique Luc Sulimovic : "Les carcinomes basocellulairesressemblent à des lésions qui peuvent être un peu rougeâtres. Ce sont des cancers de la peau qui ne mettent pas votre vie en jeu, qui ne métastasent pas, qui ne nécessitent en général qu'un geste chirurgical de traitement. Le deuxième type, c’est lecarcinome épidermoïde. C'est une lésion qui peut donner des métastases mais en mettant moyennement la vie des patients en jeu. Ce n’est pas un cancer très agressif au niveau de la peau."

La détection précoce augmente les chances de guérison

Les mélanomes peuvent être guéris presque systématiquement lorsqu’ils sont repérés tôt, à un stade plus avancé, quand le cancer a déjà fait des métastases, le taux de survie à 5 ans ne dépasse pas les 20 %. Le mélanome tue plus de 1 500 personnes chaque année en France.

Une tache douteuse n'est pas toujours un cancer, et pas forcément un cancer gravissime, mais il faut surveiller car dans les cas graves, détectés tard, les chances de survie à cinq ans restent faibles.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.