Le 1er décembre c'est la journée mondiale de lutte contre le sida. Depuis presque trois ans il existe en France un moyen de prévention aussi sûr que le préservatif : le Truvada un médicament, antirétroviral qui pris, soit en continu, soit avant un rapport sexuel, protège d'une contamination par le VIH.

Le Truvada combine deux antirétroviraux qui bloquent le cycle de réplication du virus dans la cellule
Le Truvada combine deux antirétroviraux qui bloquent le cycle de réplication du virus dans la cellule © Maxppp / DPA / picture alliance / Maurizio Gambarini

Connu sous le nom de Prep (prophylaxie préexposition) c'est un moyen qui devrait encore se développer. Il y a encore en France chaque année 6 000 nouvelles contaminations.

Environ 10 000 personnes utilisent aujourd'hui en France ce médicament, le Truvada, qui combine deux antirétroviraux qui bloquent le cycle de réplication du virus dans la cellule. Il peut être utilisé soit au quotidien, soit avant et dans les 48h qui suivent un rapport sexuel non protégé. 

Le professeur Jean-Michel Molina de l'hôpital Saint Louis, précurseur dans la mise en place ce traitement : "C'est destiné à toutes les personnes qui ont des conduites à risque, des gens qui ont des rapports sexuels avec des partenaires multiples, sans utiliser systématiquement ou régulièrement le préservatif. Cette Prep peut être utilisée aussi avec le préservatif pour avoir la meilleure protection possible. Vous conduisez votre voiture, vous mettez la ceinture de sécurité et l'airbag, et l'avantage de cette combinaison permettra également de se protéger contre les autres infection sexuellement transmissibles"

Malheureusement la possibilité d'utiliser ce traitement, entièrement pris en charge, n'est pas encore assez connue explique le professeur Molina: "Peu de gens savent que ça existe et je trouve que c'est assez dramatique de voir encore aujourd'hui en consultation des personnes chez qui on vient de diagnostiquer une infection par le VIH et qui n'avaient pas connaissance de ce nouveau moyen de prévention."

400 sites de prescription et de suivi existent pourtant en France, les médecins généralistes peuvent renouveler les prescriptions, l'information sur l'existence de cette prévention par médicament devrait être développée, (même si elle ne protège pas des autres infections sexuellement transmissibles) alors que l'on compte encore 6 000 nouvelles contaminations par an.

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