Aujourd’hui, si l'on soigne le sida, on ne guérit pas de cette maladie. Les traitements ne parviennent pas à éliminer le virus de l'organisme, car il se cache dans des cellules particulières : des "réservoirs". Une équipe de l'institut Pasteur vient de mettre au point une façon de se débarrasser de ces cellules.

Chercheurs travaillant sur le virus du SIDA dans les laboratoires de l Institut Pasteur
Chercheurs travaillant sur le virus du SIDA dans les laboratoires de l Institut Pasteur © Maxppp / Christophe Morin / IP3

Se débarrasser de ces réservoirs, c'est l'obsession de tous les chercheurs qui travaillent sur le virus du sida. Les médicaments utilisés depuis 1996, les antirétroviraux, bloquent la multiplication du virus dans l'organisme mais ne l'éliminent pas. Même quand le virus est indétectable, on sait qu'il est tapi quelque part, dans ces fameux réservoirs.

Et quand on arrête le traitement, l'infection repart.

Ces réservoirs sont des cellules particulières, car le VIH n'infecte pas toutes les cellules. Celles-ci sont très consommatrices en énergie. Les chercheurs de l'institut Pasteur les ont donc ciblées, et se sont servi d'une molécule pour détourner l'énergie qu'elles utilisent.

Une faille dans la forteresse

En laboratoire, en travaillant sur des cellules de personnes contaminées, ils sont parvenus à bloquer l'infection, et à éliminer les cellules infectées. À réduire à néant, donc, les fameux réservoirs.

La prochaine étape sera le passage à l'homme, in vivo, dans environ deux ans. Mais c'est déjà une piste sérieuse qui vient d'être découverte. Ces cellules réservoirs apparaissaient jusqu'à présent comme une forteresse invincible.

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