De vendredi à dimanche, le ciel nocturne sera particulièrement propice à l'observation des étoiles et autres planètes, sur des centaines de sites ouverts aux curieux en France.

La Nuit des Étoiles est l'occasion idéale pour observer les astres voisins et lointains
La Nuit des Étoiles est l'occasion idéale pour observer les astres voisins et lointains © Maxppp / Aurélien Breau

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Jupiter, le géant du système

Observable à l’œil nu de 22h à 23h, Jupiter est le plus gigantesque de nos voisins. Et pas qu'un peu : elle est 2,5 fois plus large que toutes les autres planètes réunies, avec un diamètre 11 fois supérieur à celui de la Terre. Si vous la cherchez dans le ciel cette nuit, partez de la Lune et regardez un peu plus vers le bas et un peu plus à droite jusqu'à trouver un point blanc très lumineux : elle est là.

Si vous avez un télescope, vous pourrez aussi apercevoir trois de ses quatre principaux satellites (elle en compte 69 au total) : Europe, Ganymède et Callisto. La dernière lune galliléenne, Io, sera cachée derrière la planète.

Saturne et ses anneaux

Saturne est visible bien plus longtemps : de 22h à 1h du matin environ. Vous pourrez la repérer au-dessus de l'horizon sud, et elle va ensuite se déplacer vers l'ouest au fil de la nuit (donc vers la droite, si vous êtes tourné vers le sud). À l’œil nu, vous ne verrez qu'un point blanc, bien plus petit que celui de Venus ou Jupiter par exemple. Il faut dire que Saturne est la plus éloignée des planètes visibles sans matériel (Venus est bien plus petite mais bien plus proche).

Au télescope, les anneaux de la planète et Titan, son plus grand satellite, sont aussi visibles.

Albiréo, la double étoile

Elle est très colorée et assez facilement repérable, notamment avec une application de cartographie du ciel comme Google Sky Map. Cherchez la constellation du Cygne (elle doit en principe être à peu près au centre du ciel et ressembler à une croix). Albiréo est l'étoile située en bas à droite de la croix (si vous êtes tourné vers le Sud).

Il s'agit en fait d'une double étoile, parfois surnommée "le topaze et le saphir" à cause de leurs couleurs (respectivement jaune orangé et bleu, ce que vous pourrez avoir avec un télescope, même modeste). On a longtemps pensé qu'il s'agissait de deux étoiles totalement indépendantes mais alignées par rapport à la Terre : mais elles forment en fait un vrai système binaire.

Tout un Panthéon de constellations

C'est vers 23h que vous pourrez le mieux voir les étoiles qui les constituent : la Grande Ourse au Nord-Ouest, Pégase à l'Est, Cassiopée au Nord-Est... Là encore, munissez-vous d'une carte du ciel ou de votre smartphone équipé d'une application comme Sky Map pour les repérer plus facilement.

Vous n'êtes évidemment pas à l'abri d'être distrait par quelques étoiles filantes, qui commenceront à apparaître vers 23h. Jusqu'au 24 août, vous avez d'ailleurs une chance de voir un certain nombre d'étoiles filantes issues de la comète Swift-Tuttle (la plus grande concentration est prévue le 12 août).

La place de parking d'Armstrong et Aldrin sur la Lune

Rien de très original à regarder notre satellite pendant ces deux nuits, à un détail près : la limite entre la partie éclairée par le Soleil et celle qui reste dans l'ombre passe par la mer de la Tranquillité. Ce n'est évidemment pas une "vraie mer" mais une plaine de roche volcanique, formée il y a 4,5 milliards d'années suite à un impact.

La mer de la Tranquillité, c'est ici
La mer de la Tranquillité, c'est ici © Wikimedia Commons

C'est là qu'en juillet 1969, le module lunaire de la mission Apollo 11 s'est posé avec Buzz Aldrin et Neil Armstrong à son bord, les deux premiers hommes à marcher sur la Lune (Tintin non inclus). La Lune est observable jusqu'à 23h environ.

Ce qui nous balade à travers l'espace

Cette année, le thème des Nuits des Étoiles est "les terres habitables" : celles que l'on découvre régulièrement dans l'univers, mais qui reste cruellement inaccessibles en raison de leur distance... Mais surtout, celle où nous nous trouvons. Les organisateurs ont en effet choisi d'évoquer les possibles mondes habitables pour mieux souligner qu'ils ne constituent en rien un "plan B" pour l'humanité, et qu'il y a surtout urgence à préserver un environnement viable pour l'Homme sur son monde d'origine.

Alors après une nuit passée le nez dans les étoiles, n'hésitez pas à quand même jeter un regard attendri vers ce qu'il y a sous vos pieds...

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