Solar Impulse en juin 2015, peu avant son atterrissage au Japon
Solar Impulse en juin 2015, peu avant son atterrissage au Japon © Reuters

L’avion solaire s’est posé dimanche 24 avril au matin en Californie, à Mountain View, bouclant ainsi sa traversée du Pacifique, l’étape la plus périlleuse de son tour du monde sans kérosène.

Il faisait encore nuit noire lorsque l’avion a atterri sur cette piste située dans la banlieue de San Francisco. Tout sourire en ouvrant le cockpit, le pilote Bertrand Piccard a d’abord serré dans ses bras l’autre pilote de l’aventure, André Borschberg, puis embrassé sa femme, avant d’entamer en anglais un discours rendant hommage aux pionniers de l’aviation et à l’Amérique

L’Amérique est le monde des pionniers, les Américains ont inventé l’aviation, ils ont même inventé le voyage sur la lune

Bertrand Piccard, traduit par Sophie Bécherel

Le Suisse avait décollé d’Hawaï trois jours plus tôt. Il a passé un peu plus de 62 heures en vol. Pendant ce temps, il n’a pas pu dormir plus de 20 minutes d’affilée . Avant cette étape, l’équipe de Solar Impulse avait dû faire halte sur l’île du Pacifique pendant près de dix mois pour réparer l’appareil dont les batteries avaient été sévèrement endommagées durant le vol depuis le Japon.

L'espoir de développer des avions électriques

Le succès de cette dernière étape au-dessus du Pacifique conforte le message des initiateurs du projet : ils estiment que d’ici dix ans, des avions électriques pourront être utilisés pour des vols commerciaux . Ils fonctionneraient à l’aide de batteries rechargées sur secteur.

Il reste trois étapes à Solar Impulse pour accomplir son tour du monde : de la côte Pacifique à New-York, puis au-dessus de l’Atlantique et enfin de l’Europe au point de départ de l’aventure : Abu Dhabi.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.