Les test salivaires, rapides, faciles et qui évitent la désagréable montée du coton tige dans les narines, sont-ils suffisamment fiables ? Les États-Unis le pensent. En France plusieurs essais ont lieu actuellement.

Les test salivaires permettraient, entre autre, de se passer de ce très long écouvillon
Les test salivaires permettraient, entre autre, de se passer de ce très long écouvillon © AFP / Hans Lucas / Ugo Padovani

"Au moindre doute, au moindre risque, faites-vous tester !" a martelé vendredi matin le directeur général de la santé Jérôme Salomon sur France Inter, un dépistage le plus large possible étant d'après lui, l'une des clés pour éviter le rebond épidémique.

Reste que les tests PCR nasopharyngés nécessitent des bras (pour faire les prélèvements) et n'ont rien d'une partie de plaisir.

Pour rendre le geste moins invasif et moins contraignant pour le patient, on parle depuis des mois des tests salivaires, Les utilisera-t-on un jour ? Pour le moment, en tout cas, la méthode n'est toujours pas validée,

Racler l'intérieur de sa bouche à l'aide d'un écouvillon, cracher sur un buvard, ou faire couler sa salive dans un tube,  c'est quand même beaucoup moins désagréable que cet immense coton tige qui vient chatouiller le fond de la gorge. Et on peut le faire soit même en auto prélèvement. 

Mais est-ce vraiment aussi fiable ? 

Trouve-t-on autant de virus dans la salive ? Les données disponibles sont contradictoires, et certains experts incrédules. Pour être fixé, un essai clinique vient de débuter en Guyane, il doit inclure plusieurs centaines de patients. L'objectif est précisément de vérifier si la salive est aussi pertinente que le prélèvement nasopharyngé pour réaliser des tests PCR de bonne sensibilité. Les premiers résultats de l'essai sont attendus pour le mois de septembre. 

À Montpellier, une équipe du CNRS travaille sur un autre test salivaire qui utilise une méthode différente de la technique PCR, il s'agit d'un test rapide avec un résultat promis dans l'heure. Pour l'heure, sa sensibilité autour de 70% est jugée un peu faible.  Le centre national de référence de l'institut Pasteur doit l'évaluer prochainement. 

Enfin les hôpitaux de Paris devraient comparer en septembre plusieurs tests. 

Contrairement aux États-Unis, qui l'utilisent déjà depuis des semaines, la France se donne encore un peu de temps pour juger de cette méthode salivaire, .

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