Thomas Pesquet a retrouvé son domicile rapidement car il récupère très bien. Ses artères ont vieilli de 10 ans en 6 mois et il a perdu 30% de sa masse musculaire.

Thomas Pesquet
Thomas Pesquet © Reuters / Wolfgang Rattay

Sa première douche sur Terre il l'a prise assis, et elle a duré 10 minutes.

Il répond aux questions lors de sa première conférence de presse depuis qu'il est revenu sur Terre.

Thomas Pesquet :"Ça va très bien. Le retour c'est difficile au début, la gravité modifie les équilibres ; je ressors de deux heures dans la salle de gym où j'ai été un peu torturé pour mon bien me dit-on. Pendant quelques semaines, je suis entre les mains des scientifiques et des médecins."

Une overdose de tous les sens en même temps

Thomas Pesquet :"L'atterrissage c'est un ouf de soulagement , car ça bouge pas mal, et quand ça s'ouvre on voit des visages connus. La première bouffée d'air c'est des odeurs, des sensations qu'on n' a pas connues là haut. Le vent, je sentais même le savon des gens, le déodorant des gens. C'est une overdose de tous les sens en même temps."

Une mission vers Mars ?

Thomas Pesquet :"En arrivant Oleg est allé faire du rameur, des choses difficiles pour voir comment il serait efficace dans une mission au long cours. Moi ,les premières heures je n'aurais pas pu faire du travail physique, j'avais des vertiges. J'étais fonctionnel au bout de 12 heures. Si on va sur Mars, on ira pour six mois, avec un temps pour se mettre au travail sur place."

Le voyage en Soyouz

Thomas Pesquet :"On est partis à trois et on revient à deux. Peggy est restée sur place. On était un peu tristes. A sa place, on avait du cargo. Oleg connaissait déjà la rentrée atmosphérique, il me disait ce qu'il allait se passer au fur et à mesure. On se parlait de choses et d'autres. Ça s'est passé de manière sereine. On avait bien répété. On a été brinquebalés pendant le feu d'artifice de la séparation de la capsule. Oleg ne perd jamais son sang froid. On a des Go- pro dans le Soyouz, j'espère que je pourrais le revoir."

Et maintenant ?

Thomas Pesquet :"La mission n'est pas tout à fait finie. Dans quelques mois, je me dirai que c'est vraiment terminé. Que faire ? Mes collègues de ma promotion préparent déjà d'autres missions. J'espère que je retournerai dans l'espace rapidement. Est-ce que c'est égoïste, oui peut-être un peu car c'est difficile pour l 'entourage et les proches. Aller dans l'espace c'est mon rêve à moi , mais je pense que par la science et l'exploration , c'est utile pour tous. Les bénéfices sont incroyables pour la société."

L'ESA semble effectivement préparer une nouvelle mission pour la promotion de Thomas Pesquet.

L'accord de Paris : "Il va falloir s'organiser pour que ça marche quand même"

Thomas a beaucoup tweeté ses photos prises depuis l'espace car il voulait "partager cette mission parce que, quand j'étais petit, j'aurais adoré suivre une mission dans l'espace. On a un devoir de transparence et d'expliquer ce que l'on fait aux gens, mais je n'ai rien à vendre."

Thomas Pesquet a partagé de nombreuses photos de la Terre, en incitant à préserver sa beauté. Que pense-t-il du retrait américain de l'accord de Paris ?

Thomas Pesquet :Sortir de l'accord de Paris, c'est irresponsable. Il va falloir s'organiser pour que cela marche quand même et si je peux avoir un rôle là-dessus, pourquoi pas ?

Certains ont criiqué les photos, belles, car elles ne montraient pas assez les difficultés des hommes sur la Terre.

Thomas Pesquet :"On ne m'a pas envoyé pour cela. Si les gens trouve que Bruxelles est trop éclairée, qu'ils se servent des photos pour prendre des décisions.Je ne suis ni reporter ni photographe. Et ce n'est pas moi qui peut résoudre les problèmes depuis l'ISS"

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