gaz de schiste: la fracturation hydraulique
gaz de schiste: la fracturation hydraulique © reuters

Total va devenir la première grande compagnie pétrolière à rechercher du gaz de schiste en Grande-Bretagne, où le gouvernement veut développer massivement cette nouvelle source d'énergie interdite en France.

Le groupe pétrolier déjà bien présent sur les forages pétroliers en Grande-Bretagne se lance dans la recherche de gaz de schiste et a annoncé lundi l'acquisition, par sa filiale britannique, d'une part de 40% dans deux permis d'exploration et de production de gaz de schiste dans le bassin du Gainsborough Trough, une zone à grand potentiel dans l'est de l'Angleterre, dont les licences couvrent une superficie de 240 km².

Cette acquisition coutera à Total 1,6 million de dollars auxquels il faut ajouter 46,5 millions de dollars pour les forages.

Avec cette annonce, Total devient la deuxième société française à investir dans le gaz de schiste dans le pays, après GDF Suez, qui a annoncé le 22 octobre une prise de participation minoritaire dans 13 permis d'exploration dans l'ouest de la Grande-Bretagne.

L'investissement de Total est symbolique à l'échelle du groupe, mais l'enjeu est de taille au vu de la volonté de la Grande-Bretagne d'exploiter les opportunités offertes par ses importantes réserves de gaz de schiste.

Les explicationsde Franck Mathevon à Londres

Le Royaume-Uni possède d'importantes réserves de schiste

Le gouvernement britannique, qui pourrait délivrer jusqu'à 150 licences d'exploration en 2014, a réaffirmé lundi vouloir mettre "tout en oeuvre" pour l'exploration de cette source d'énergie, afin de créer "des dizaines de milliers d'emplois" et d'assurer sa sécurité énergétique, alors que les réserves d'hydrocarbures en mer du Nord déclinent. Il a ainsi annoncé des avantages fiscaux pour les communes qui accepteront des projets d'exploitation de cette énergie.

Les écologistes dénoncent la méthode d'extraction du gaz de schiste : la fracturation hydraulique, qui comporte de nombreux risques de pollution des nappes phréatiques en raison de l'usage de produits chimiques, en plus d'être grande consommatrice d'eau.

Il n'empêche, le potentiel de la Grande-Bretagne et les incitations fiscales promises suscitent l'intérêt des grosses entreprises. Le groupe britannique Centrica avait annoncé en juin l'acquisition d'une part de 25% dans une licence d'exploration de gaz de schiste en Angleterre.

Pascal Baylocq, président du groupe de réflexion sur les gaz de schiste au sein du groupement des entreprises parapétrolières AFTP, dont TOTAL est membre, était l'invité du journal de 18h d'Angélique Bouin

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