Insomnie
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Tout le monde rêve, même ceux qui pensent qu'ils ne rêvent jamais. Une publication de l'INSERM apporte des réponses au monde mystérieux de l'onirique.

Pour en parler, Mathieu Vidard et Axel Villard-Faure reçoivent Isabelle Arnulf , professeur en neurologie au service pathologie du sommeil à la Pitié-Salpétrière à Paris. Elle est à l'origine de cette publication intitulée La preuve que les nons rêveurs rêvent .

Si certains rêvent trop et en tombent de fatigue, 20% de la population dit peu ou pas rêver. Si l'on creuse la question, ils sont un peu moins de 1% à ne pas rêver et ce depuis l'enfance. On parle de "rêve blanc". Ils n'ont même pas l'impression vague d'avoir rêver quand ils se réveillent.

Leur sommeil a été étudié en laboratoire et l'ont sait qu'ils ont les même cycles de sommeil qu'un rêveur. Ils se réveillent aussi souvent, ils ont un développement et une intelligence tout à fait normale.

Mais un autre problème est étudié depuis une quinzaine d'année. Il s'agit de ces personnes qui extériorisent leurs rêves pendant le sommeil paradoxal. C'est à dire qu'ils donnent des coups de pieds, parlent, rient. Pendant l'étude, ils étaient réveillés pendant cette phase de sommeil et seulement huit ne se rappellaient pas du rêves qu'ils étaient en train de faire. Deux possibilités existent, soit ces patients ne peuvent pas "graver" le souvenir du rêve, soit ils n'arrivent pas à accéder au "disque dur" où les rêves seraient rangés.

Le rêve reste une expérience intérieure intime, et si nous n'avions pas de verrou physique, nous passerions nos nuits à dévoiler nos secrets et cogner la personne qui partage notre lit, ou démolir la chambre à coucher. Ce cadenas se trouve dans notre tronc cérébral et nous paralyse pendant les phases de sommeil avec un acide aminé, la glycine .

Rapport de l'INSERM du 22 septembre 2015

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson viventsouvent leurs rêves.

Cet élément pourrait fournir une piste sur la détection d'une maladie de Parkinson. La perte des cellules qui est à l'origine de leurs tremblements et de leurs ralentissements moteur, pourrait démarrer par ce "verrou" présent dans notre tronc cérébral. Les scientifiques savent désormais que ces personnes qui extériorise trop en sommeil paradoxal ont un trés haut risque de développer un Parkinson.

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