L'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) est restreint l'été. En cause, la fermeture de nombreuses stuctures pour les vacances. Une situation telle que le gouvernement lance un appel à la "mobilisation".

Planning familial
Planning familial © MaxPPP/Julien Muguet/IP3

La ministre des Affaires sociales Marisol Touraine a rappelé aux Agences régionales de santé (ARS) sa "détermination à ce qu'une permanence soit assurée dans chaque territoire" pour la pratique des IVG l'été. Marisol Touraine a également déclaré vouloir "lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l'égalité d'accès des femmes à ce droit fondemental".

Une tension tout au long de l'année

L'accès à l'IVG n'est déjà pas simple pendant l'année, mais l'été ça devient encore plus compliqué. Bon nombre d'hôpitaux sont fermés, ou a contrario débordés. Les cabinets privés ont leurs portes closes. Et les délais de rendez-vous s'allongent, particulièrement en région PACA et en Ile de France. La région parisienne regroupe près du quart des interruptions volontaires de grosses recensées en France. Le planning familial observe ce phénomène chaque été et déplore la situation, ajoutant qu'il y a "déjà une tension tout au long de l'année", dans les régions où la demande est la plus forte. Tension qui s'accroît quand viennent les congés.

Pour obtenir un premier rendez-vous, les femmes doivent attendre une dizaine de jours, voir plus de trois semaines. Et tout temps d'attente peut mettre en difficulté les femmes déjà proches du délai légal d'avortement -12 semaines de grosses en France-.

Le reportage de Léo Rozé

En 2013, le nombre d'interruption volontaire de grossesse aurait augmenté de 4,3%, dans un contexte marqué par le débat sur les risques associés aux pilules de troisième et quatrième génération.

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