Il y a un an, le premier Européen touché par le Covid-19 était hospitalisé à Bordeaux. Les médecins ne savaient pas encore traiter le "virus chinois". Un an après, quels progrès ont été faits pour la prise en charge des malades du Covid ?

pour la Covid, la dexomethasone, un anti-inflammatoire, est le seul médicament qui a donné de bons résultats
pour la Covid, la dexomethasone, un anti-inflammatoire, est le seul médicament qui a donné de bons résultats © AFP / Hans Lucas / Sidney Léa Le Bour

En France, la première hospitalisation à eu lieu à Bordeaux, le 22 janvier. Laurent Chu, 49 ans, revenait de sa ville natale de Wuhan lorsqu'il qu'il a senti monter la fièvre et commencé à tousser. Une fois le Covid confirmé, il s'est retrouvé 25 jours en chambre d'isolement en réanimation au CHU de Bordeaux, entouré de médecins qui ne savaient pas comment le soigner.

Un a après, où en est-on des traitements ? 

Rien de miraculeux, hélas. Si le vaccin suscite autant d'espoir, c'est précisément parce qu'aucun médicament n'a fait la preuve de résultats spectaculaires, même si la prise en charge a beaucoup évolué et permis d'améliorer le pronostic des malades. 

En un an, on a tenté beaucoup de choses, d'abord des anti VIH : le lopinavir notamment, l'interferon beta aussi, utilisé contre l'hépatite C. Mais ça ne marche pas. 

Idem pour la très médiatique hydroxychloroquine. Elle ne marche ni utilisée toute seule, ni en association avec l'antibiotique azithromycine, lequel antibiotique ne marche pas tout seul non plus. Pour l'affirmer, on s'appuie là sur la littérature scientifique. Ce sont des études solides qui le disent.

Pas plus de résultats réellement probants avec l'anti parasitaire ivermectine. Rien non plus avec le remdesivir. L'usage des anticorps monoclonaux est en cours d'évaluation. Le plasma de convalescent, c'est à dire donner les anticorps d'une personne guérie a des patients, ne montre pas d'effets concluants non plus sur la mortalité. 

Quant au tocilizumab, dont on espérait qu'il prévienne l'orage cytokinique caractéristique des cas graves, pas de preuve qu'il améliore le pronostic. On a tenté de l'associer à des corticoïdes et on attend les résultats de cette association. 

Les corticoïdes, justement, c'est ce qui a vraiment bousculé la prise en charge. La dexaméthasone réduit la mortalité de 30%, associée à des anticoagulants et une meilleure oxygénation des patients. On fait mieux qu'il y a un an, et on sauve désormais plus de vies qu'au mois de mars.