Microsoft lance un data center sous-marin. Les unités centrales sont installées au large de l'Ecosse. Les résultats de ces tests du projet baptisé Natick sont attendus dans un an.

La cuve du datacenter Natick de Naval Group en partenariat avec Microsoft
La cuve du datacenter Natick de Naval Group en partenariat avec Microsoft © Scott Eklund / Red Box Pictures

Téléphones, tablettes, ordinateurs, montres connectés : tous ces objets de notre quotidien numérique stockent des données, au point de nécessiter des data centers. Ce sont des sortes de hangars remplis d'ordinateurs de stockage où les réseaux vont ensuite rechercher l'information souhaitée. Ces centres de données ont un défaut :  il faut les refroidir car ils chauffent.  C'est la raison pour laquelle on privilégie les pays froids pour les installer. 

Le data center de l'opération Natick à Naval Group à Brest
Le data center de l'opération Natick à Naval Group à Brest / Franck Betermin

Une nouvelle idée est de les plonger au fond de la mer !

Naval Group, entreprise française, vient d'en immerger un au large de l'Ecosse pour Microsoft. Il sera exploité à distance durant un an.

5 millions de films, plusieurs milliers de PC

Sa puissance équivaut à plusieurs milliers de PC individuels. Sa capacité de stockage équivaut à près de cinq millions de films. Le data center est installé dans un cylindre immergé inspiré des constructions sous-marines de Naval Group. Une base triangulaire assure son maintien au fond de l’océan. 

Un data center écologique

Natick est alimenté par des énergies marines renouvelables, que ce soit via des éoliennes, des hydroliennes ou de l'énergie marine des vagues. Installée près de la côte, ce type d’installation est moins énergivore.

Béatrice Nicolas Meunier, chef de projet : 

Ce data center produit près de 30% d'énergie de moins qu'un data center à terre et ne requiert aucune maintenance pendant cinq ans !

Le data center sous-marin sera en activité pendant un an afin d’évaluer ses performances en conditions réelles d’utilisation. 

Le data center sous-marin peut être positionné près des consommateurs, réduisant ainsi les délais de latence : la moitié de la population mondiale vit à moins de deux cents kilomètres de la mer. L'intéret est donc aussi de réduire le rapatriement des données numériques de quelques millièmes de  secondes. 

Reste la capacité très limitée de ce data center. Si le concept devait être généralisé, il faudrait en immerger partout au large des côtes où vivent désormais une majorité de terriens.

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