Onze vols réussis en 2016, et 27 satellites mis en orbite en un an (un record) : Arianespace peut se réjouir de l'année qui vient de s'écouler, meilleure que chez ses concurrents.

Lancement d'une fusée Ariane 5 à Kourou (Guyane) en avril 2008
Lancement d'une fusée Ariane 5 à Kourou (Guyane) en avril 2008 © Reuters / Ho New

SpaceX, notamment, tentera dès le 8 janvier de faire oublier l'explosion d'une ses fusées il y a quatre mois, en lançant un Falcon 9 pour mettre en orbite dix satellites de communication. Mais pendant ce temps, Arianespace a conservé la tête. La société qui commercialise les systèmes de lancement de l'Agence spatiale européenne a enchaîné les lancements, en battant même deux records au passage : celui du nombre de tirs réussis d'affilée pour Ariane 5, et le nombre de satellites déposés en orbite. Pour 2017, l'agenda est déjà plein.

Son atout, c'est la fiabilité : départ à l'heure et sans casse. À ce compte-là, Arianespace et les trois fusées qu'elle commercialise (Ariane 5, Soyuz et Vega) est restée l'an passé leader mondial incontesté dans le lancement de satellite commerciaux. Les fusées européennes ont montré qu'avec des tailles différentes, elles savaient s'adapter au marché. Petits ou gros satellites, elles ont mis en orbite l'an passé dix satellites de télécommunications, sept d’observation de la terre et six pour Galileo.

Mauvaise année pour les concurrents

Voilà plusieurs années que les voyants sont au vert pour la société européenne, désormais détenue à 74 % par les industriels Airbus et Safran . Ses principaux concurrents ont terminé l'année sur des échecs : tout comme le dernier Falcon 9 de SpaceX, le vaisseau cargo Progress russe, qui devait ravitailler l'ISS, a explosé en vol le 1er décembre.

C'est Arianespace qui avait récupéré l'un des lancements de SpaceX, celui d'un satellite Inmarsat destiné à mettre du wifi dans les avions. Coté commandes, et même si le marché est peu dynamique, les Européens ont 51 satellites à lancer ces deux prochaines années. Presque la routine, tandis qu'il faut à présent démarcher les clients pour la future fusée Ariane 6. Avec comme argument, le prix au kilo lancé : l'objectif est de le diviser par deux.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.