Au large de l'Espagne, une large zone de la mer des Baléares vient d'être déclarée aire maritime protégée d'importance méditerranéenne. Ce "label" va entraîner la protection de nombreuses espèces de cétacés dont 3 500 rorquals communs, le deuxième plus gros mammifère marin après la baleine bleue.

Une aire maritime pour protéger les rorquals
Une aire maritime pour protéger les rorquals © Maxppp / Eric Dulière

Les rorquals communs empruntent ce couloir pour migrer vers la France.

Cela faisait longtemps que les associations et les chercheurs militaient pour la protection de ce corridor maritime. Parmi eux, le groupement d’Intérêt Scientifique pour les Mammifères Marins de Méditerranée et leur environnement, le GIS 3 M, où Hélène Labach est coordinatrice et chargée de projets : "C'est une zone qui a été reconnue comme étant très importante pour les cétacés, parce que c'est une zone qui est très riche en production primaire et qui est une zone aussi de passage de migration pour le rorqual commun vers ces zones d'alimentation et de reproduction. Mais c'est également une zone qui est importante pour d'autres d'espèce, notamment : le cachalot, le globicéphale noir, la baleine à bec de Cuvier, le grand dauphin et le dauphin bleu et blanc."

Au total près de 50 000 km 2 sont concernés. Concrètement, cette décision va entraîner de nouvelles règles  pour encadrer les activités humaines. D'ici quatre ans maximum, la prospection ou l'exploitation pétrolière et gazière seront réglementés. Le bruit qu'elle génèrent sous l'eau impactent les cétacés, parfois jusqu'à entraîner leur mort. 

Si  l'Espagne est pilote dans cette affaire, les bénéfices profitent à tout le bassin méditerranéen souligne Hélène Labach. "Ça concerne toute la Méditerranée. Les cétacés sont des espèces qui se déplacent et donc les mesures mises en œuvre localement dans les zones nationales espagnoles vont bénéficier à toute la population plus largement au niveau de l'écosystème méditerranéen."

Avec ce nouveau corridor maritime préservé, la Méditerranée s'approche de l'objectif fixé par l'ONU. En 2020 il est prévu que 10 % des océans dans le monde soient sous aire protégée.

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